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Les slogans nazis volent bas au Parlement européen

jeudi, 25 novembre, 2010 - 15:57

Devant des eurodéputés abasourdis, un eurodéputé britannique a repris le slogan de l'Allemagne nazie "ein Volk, ein Reich, ein Fürher" pour répondre à Martin Schulz qualifié, pour faire bonne mesure, de "fasciste". Récit et vidéo.

La scène s’est déroulée mercredi 25 novembre au Parlement européen pendant une allocution de Martin Schulz. Le Président du groupe socialiste défendait l’idée selon laquelle les pays européens doivent s’unir face à la crise quand le souverainiste Britannique Godfrey Bloom a lancé : "ein Volk, ein Reich, ein Fürher" (un peuple, un empire, un chef : la devise de l’Allemagne nazie). Le Président du Parlement, le Polonais Jerzy Buzek l’a immédiatement rappelé à l’ordre avant de lui demander de s’excuser. L’eurodéputé mis en cause a confirmé ses propos avant d’ajouter : "Les vues de Herr Shulz correspondent à ce que je dis. C’est un fasciste non démocratique". Réaction immédiate de Jerzy Buzek avant de lui demander de quitter l’hémicycle: "La chambre condamne votre comportement. Vous pouvez exprimer vos opinions, mais vous ne pouvez pas vous en prendre à vos collègues". Exit donc Godfrey Bloom.

Bruno Gollnisch solidaire

De retour dans l’hémicycle au moment des votes, l’eurodéputé a été à nouveau prié de s’excuser ce qu’il a refusé de faire argumentant qu’il avait été élu. "Je n’ai aucune intention de m’excuser, faites moi sortir de force si vous le voulez" a-t-il déclaré avant d’être raccompagné par des huissiers. Nigel Farage, président de l’UKIP et vingt autres eurodéputés d'extrême-droite, dont Bruno Gollnisch, sont sortis avec lui en signe de solidarité.
Pour sa défense, l’élu du parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) a fait valoir que son père, pilote, s’était battu contre la domination nazie. "En tant qu’eurodéputé je lutterai contre la destruction de la démocratie en Europe. Ces euronationalistes sont des fanatiques".

A la suite de cette sortie, les présidents des groupes du parti conservateur (PPE), du parti libéral (ALDE), vert et gauche communiste (GUE/NGL) et droite eurosceptique (ECR) ont condamné ces "propos insultants" dans un communique commun. "Jamais nous n’accepterons que des députés européens injurient leur collègues, d’une façon qui rappelle les pires heures de notre histoire". L’UKIP qui milite pour la sortie de la Grande Bretagne de l’UE n’en est pas à sa première provocation. Mais elles restent toujours sans conséquence. Une suspension d’indemnités pour outrage calmerait peut-être les ardeurs des nostalgiques de l'Europe brune.
 


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