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A Londres, le grand retour du « cadeau bonus »

lundi, 10 janvier, 2011 - 18:25

Potentiellement 8 millions pour Bob Diamond de chez Barclays, 2,5 millions pour Stephen Hester de chez RBS : les banques nationalisées ont oublié la crise. Et le contribuable qui les a sauvées. 

Chaque année au printemps, la question des bonus accordés aux banquiers et aux traders revient sur le devant de la scène à Londres. La capitale européenne de la finance a en effet été secouée par la crise financière et certaines de ses entités ont sombré pendant la tempête de 2007-2008, sauvées de la noyade par l’Etat.

Le Premier Ministre conservateur David Cameron s’est lancé dans une offensive médiatisée pour appeler de ses voeux: 

des banques socialement responsables et bonnes citoyennes, des bonus plus bas que l’an dernier, des niveaux de rémunération raisonnables, de véritables accords sur les crédits aux grandes et petites entreprises.

La RBS, presque intégralement nationalisée, ne doit ainsi pas "montrer la voie en matière d’attribution de bonus mais au contraire jouer un rôle modérateur". La future attribution dévoilée par le Sunday Telegraph de 2,5 millions de livres sterling (2,85 millions d’euros) au directeur exécutif de RBS Stephen Hester ne serait donc qu’une "pure spéculation" de la part du quotidien.

Afin de ne pas se mettre les banques à dos, David Cameron a néanmoins précisé qu’il ne fallait pas faire du "banker bashing" car il était bien trop simple de faire des banques « les boucs émissaires » de la crise vu qu’"il y avait bien d’autres responsables".

L’association des banquiers britanniques a d’ailleurs rappelé dans un communiqué que le régime des bonus est très encadré:

Une part minime des bonus peut être versée immédiatement en liquide à condition que le régulateur financier l’autorise. Mais le reste est attribué en actions qui doivent être conservées un certain temps, tout versement liquide supplémentaire allant directement dans les caisses de l'Etat.

Bob Diamond, le nouveau chef exécutif de Barclays, également nationalisée, pourrait cependant toucher 8 millions de livres sterling de bonus pour ses résultats à la tête de sa branche banque d’affaires. Les analystes s'empressent de préciser qu’il aurait pu toucher le double en temps normal…

 




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