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Brian Cowen dissout le Parlement et se retire

jeudi, 3 février, 2011 - 14:30

Le Premier Ministre irlandais Brian Cowen, dont la cote de popularité est au plus bas, a dissout le Parlement et annoncé une élection anticipée, le 25 février. La renégociation de la dette irlandaise sera au cœur de la bataille électorale.

Bye Bye Brian Cowen ! Un peu plus de vingt-six ans après son entrée au Parlement irlandais, l’actuel Premier Ministre irlandais a annoncé mercredi son départ de la scène politique. "Ma carrière politique arrive à sa fin avec la convocation de ces élections", a-t-il indiqué lors d’un entretien avec une radio de sa circonscription du centre de l’Irlande.

J’ai pris la décision de ne pas me porter candidat lors de l’élection parlementaire anticipée [annoncée le 25 février]. C’est la bonne décision parce que le parti est en train de se reconstruire et de se renouveler, avec l’arrivée d’une nouvelle génération.

Trois ans après son arrivée à la tête du pays – suite à sa nomination à la tête du Fianna Fail, le parti centriste – il n’aura pas résisté à la chute économique et financière de son pays. Sa position de ministre des finances de 2004 à 2008 l’a placé au premier rang des responsables de l’explosion de la dette nationale et il est ainsi devenu la première cible des récriminations populaires.

Traction secrètes avec le FMI

La révélation cet automne de sa négociation secrète avec le fonds monétaire international (FMI) sur la mise en place d’un plan de sauvetage, alors qu’il avait toujours prétendu être contre cette option, avait fini de réduire à néant sa crédibilité.

Le retrait politique de Brian Cowen arrive alors que le Fianna Fail part à la dérive. A la tête du pays sans discontinu depuis 1997, le parti centriste aura bien du mal à ne pas passer dans l’opposition lors de la prochaine élection. Les derniers sondages d’opinion le créditent de 16% d’intentions de vote, contre 33% au parti conservateur (Fine Gael) et 23% au parti de gauche du Labour.

Renégocier la dette

Le plan de sauvetage international se situera indiscutablement au centre des débats de la campagne. En effet, 82% des Irlandais se disent favorables à la renégociation des conditions imposées par l’Union européenne et le FMI. Ils qualifient de "punitif" le taux d’intérêt moyen de 5,83% affecté au remboursement des prêts accordés au pays, pour un montant total de 85 milliards d’euros.

Après une rencontre avec le président de la commission José Manuel Barroso, vendredi dernier, le leader du Fine Gael, Enda Kenny, a d’ailleurs prévenu Bruxelles de son intention de rediscuter ces conditions en cas d’arrivée au pouvoir. "Je suis confiant que cela peut et que cela sera renégocié. Nous renégocierons sur la base d’une réduction du déficit à 3% d’ici à 2014/2015."

Ces déclarations, hautement populistes, ont peu de chance de se concrétiser, Dublin étant contractuellement liée à ses engagements. Mais, elles lui permettront sans doute de se faire élire.




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