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Célibataires de tous les pays…

vendredi, 11 février, 2011 - 19:47

Avec seize millions de célibataires, soit un tiers des foyers, et un millier de sites de rencontres, le marché français des "solos" est florissant. Chacun dans leur style, nos voisins ne sont pas en reste. Gros plan sur les cœurs à prendre européens. (article republié)

Exit les agences matrimoniales à la Papa. Ou les temps, pas si lointains, où l’on n’aurait jamais avoué à son entourage utiliser des services de rencontres en ligne. Aujourd’hui, qui n’a pas autour de lui un couple dont l’histoire a commencé sur le Net ?

En France, 90% des célibataires ont déjà eu recours à la toile pour chercher un partenaire, le tiers en sont des usagers réguliers. Sites de flirting, dating ou matching, payants ou pas, généralistes ou spécialisés sur une certaine catégorie de population : dans la foulée de l’historique Meetic, l’offre s’est multipliée et segmentée.

"Près de 30% des célibataires européens considèrent Internet comme un moyen prometteur de rencontrer quelqu’un, 54% d’entre eux ont déjà essayé les sites de flirting ou de dating, explique Sandra Yonter, directrice de la filiale française de Parship, le plus gros site de mise en relation par affinités en Europe. Les plus ouverts à ce type de pratique sont les Suédois (74%), puis les Suisses (71%) et les Norvégiens (69%). En Allemagne, les sites comme le nôtre, fondé sur un questionnaire de qualification très complet et un process de matching précis et validé par des années d'expérience, sont très appréciés, y compris par les moins de trente ans. Le côté cadré et scientifique, sans doute !"

Une approche de plus en plus ciblée

"Les recherches sont de plus en plus affinitaires, poursuit Sandra Yonter. Les quadras ou quinquas qui ont déjà eu une expérience relationnelle s'orientent plutôt vers des services payants, proposant des gages de sérieux. Selon leur profil, d'autres vont aller vers les sites dédiés à ceux qui partagent une religion, une opinion politique, un centre d'intérêt ou une localisation géographique."

Rencontres pour gens de droite ou de gauche, juifs ou musulmans, geeks ou passionnés de foot, amateurs de rondeurs ou aficionados du bio… Il y en a désormais pour tous les goûts ! "Les demandes de départ sont également de plus en plus précises, ajoute Elodie Lecomte, psychologue de Parship. Les gens sont très clairs sur ce qu'ils souhaitent… Même si, ensuite, au gré des échanges sur le Net, leurs exigences s'assouplissent pour laisser place à la magie de la découverte !"

Un besoin de cadre

Partout en Europe, au fur et à mesure que le marché de la rencontre en ligne se développe, émerge aussi le besoin d’être conseillé et rassuré.

"Les sites de dating touchent une part intime de notre être, note Marie-Christine Crolard, fondatrice de LoveConfidentQuand on commence, on se laisse très vite prendre au jeu, des relations peuvent se nouer très vite. On a envie d'y croire, on a tendance à s'enflammer rapidement". Au risque d'être ensuite extrêmement déçu.

D’où l’émergence de services annexes : blogs de conseils et de dialogue avec des spécialistes, séances de coaching personnalisé, fonctionnalités de sécurisation des process et des données, pour contrer les pratiques peu scrupuleuses de certains utilisateurs ou opérateurs… Et création de chartes éthiques, comme celle initiée en France par LoveConfident. "Des chartes similaires ont été lancées en même temps en Hollande et en Grande-Bretagne, conclut Sandra Yonter. Preuve d’une tendance de fond !"

Vers des sites de rencontres pan-européens ?

"Depuis deux ou trois ans, on commence à ressentir une demande, notamment de la part d’un public CSP+, qui parle plusieurs langues, est ouvert sur d’autres cultures, constate Elodie Lecomte. On sent aussi un besoin de coaching amoureux de la part de couples qui vivent de part et d’autre d’une frontière, en France, Suisse, Espagne, Belgique, Allemagne…" L'amour restant, finalement, le meilleur vecteur de construction européenne !


QUELLES PARTICULARITES PAR PAYS ?

Profitant de ses dix millions de membres dans 14 pays, Parship étudie régulièrement les attitudes des célibataires européens. Compte-rendu en forme de clin d'oeil.

On est content pour eux Les Hollandais seraient les célibataires les plus heureux d’Europe. Si 46% des "solos" européens disent se satisfaire de leur situation, les Britanniques et les Allemands sont apparemment ceux qu’elle frustre le plus. Surtout ces messieurs, les filles étant, dans la plupart des pays, mieux dans leurs baskets – à l’exception des donzelles espagnoles, plutôt malheureuses sans homme !

Suffit d’y croire Les plus optimistes dans leur capacité à trouver l’âme sœur sont les Norvégiens : 46% d’entre eux sont persuadés de dégoter leur moitié dans les 24 mois. Pas le cas des Britanniques : seulement 18% pensent n’être plus célibataires dans deux ans. Peut-être parce qu'ils doutent davantage de leur attractivité : 31% des célibataires anglais se croient trop moches pour emballer…

Young is beautiful C’est du moins ce que pensent les mâles célibataires en Autriche et en Allemagne, qui rêvent d’une compagne cinq à six ans plus jeune qu'eux, et accordent une place cruciale à son look. Si les Anglaises ne font pas beaucoup de cas du physique (ce critère ne compte que pour 12% d’entre elles, contre 31% en moyenne), les Françaises, les Espagnoles et les Italiennes, en revanche, se disent très regardantes sur la plastique ! Quant aux Allemandes, elles accordent surtout de l’importance à l’honnêteté et à l’éthique…

Moi garçon, toi fille Si vous n’avez pas le sens de la famille, vous aurez plus de chance de séduire un Hollandais, moins sensible que la moyenne à ce critère. Irlandais, Anglais, Suisses et Français conservent une vision traditionnelle du rôle de la femme dans le couple. Les champions de l’émancipation féminine restent les Scandinaves : les sites de rencontre gratuits pour les filles qui ont tenté de s’y implanter ont fait un bide ; là-bas, ce type de discrimination est une insulte ! On est loin de la conception latine de la galanterie, où les filles aiment toujours que les garçons se montrent généreux…

Money Money ? Si la situation financière de votre future moitié compte, direction la Suisse: c’est là que les revenus moyens des célibataires sont les plus élevés. Aux Pays-Bas et en Allemagne, on est beaucoup plus relax sur ce point. Idem en Irlande, où les qualités les plus appréciées sont l'humour et la sociabilité. En revanche, pour mettre le grappin sur un Italien ou une Italienne, pas besoin d’avoir le sens de la communication, ils n’attendent pas ça de leur conjoint ! Enfin, si vous aimez les aventuriers, optez pour le Danemark : 37% des célibataires y sont prêts à quitter famille, maison, amis, pour rejoindre l’âme sœur. 

Construit pour durer Partout en Europe, la majorité des célibataires à la recherche d’une relation durable. Les plus accros au mariage : les Irlandais. A l’inverse, les mâles italiens admettent encore avoir un souci avec l’engagement : un tiers sont simplement à la recherche d’un flirt… C’est en Autriche, Allemagne et Irlande que les relations sont les plus longues. Mauvaise élève en ce domaine : la France, où 35% des célibataires disent n’avoir jamais vécu d'histoire sérieuse.



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