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Alcoolisme : les Européens ont de la bouteille

jeudi, 17 février, 2011 - 13:25

Consommation d’alcool par habitant en litres (2003-2005)

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L'abus d'alcool est responsable de 2,5 millions de décès dans le monde chaque année. D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Europe, avec une consommation moyenne de 12,2 litres par adulte et par an, reste le continent le plus touché. En Russie, un homme sur cinq meurt à cause de l'alcool. En France, c'est un homme sur vingt.

C'est l'histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide. Les Français consomment presque deux fois moins d'alcool qu'il y a 50 ans, mais avec 13,7 litres par personne et par an (en 2005), ils restent, d'après l'OMS, parmi les plus gros buveurs du monde.

En la matière, l'Europe a de la bouteille et truste le haut du palmarès, comme le montre cette carte de The Economist. Numéro 1, loin devant : les Moldaves, qui ingurgitent 19,2 litres par an. Suivent les Tchèques (16,5 litres) et les Hongrois (16,3 litres).

La consommation augmente en Asie et en Afrique

Avec une consommation de 12,2 litres par adulte de plus de 15 ans, l'Europe arrive donc loin devant les autres continents, puisque la moyenne mondiale est de 6,13 litres. Toutefois, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que la hausse du niveau de vie dans les pays émergeants peuplés comme l'Inde ou l'Afrique du Sud est l'une des causes de l'augmentation de la consommation au niveau mondial. De même que des règlementations moins contraignantes en Afrique et en Asie.

2,5 millions de morts par an

L'OMS jette donc une bouteille à la mer : près de 4% des décès dans le monde sont liés à l'alcool, soit 2,5 millions de morts par an. Plus que le sida, la tuberculose ou encore le paludisme. Pire, l'alcool est responsable de la mort de 320 000 jeunes (de 15 à 29 ans) chaque année, ce qui représente 9% de la mortalité totale de ce groupe d'âge.

Il est clair qu'il faut faire beaucoup plus pour réduire le nombre de décès et les souffrances associées à l'usage nocif d'alcool,

explique le docteur Ala Alwan, sous-directeur de l'OMS pour les maladies non-transmissibles et la santé mentale. "Les politiques doivent être plus largement appliquées si l'on veut sauver des vies et réduire les répercussions négatives sur la santé", ajoutent les auteurs du Rapport de situation mondial sur l'alcool et la santé.

Spiritueux, eaux-de-vies et tord-boyaux maison

Les risques liés à l'alcool ne dépendent pas seulement de la quantité de liquide ingérée. Les Russes, par exemple, ne boivent "que" deux litres de plus que les Français, mais avec des conséquences catastrophiques: un homme sur cinq décède du fait de l'abus de spiritueux, contre moins de un sur vingt dans l'Hexagone. Inversement, les Bosniaques ne boivent que 10 litres par an, mais ils sont classés par l'OMS au niveau de risque 3.

L'explication est simple : en Russie comme en Bosnie-Herzégovine, les spiritueux, les eaux-de-vie et autres tords-boyaux maison comptent pour plus des 2/3 de la consommation d'alcool. Les pays qui préfèrent le vin (Portugal, Espagne, Italie) ou la bière (Allemagne, Royaume-Uni), les risques pour la santé ne dépassent pas le niveau de l'OMS.




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