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Réponses aux commentaires

mercredi, 20 avril, 2011 - 15:36

Postées les 16 et 17 avril en réponse aux 167 commentaires des internautes après l'article "Sur l'économie, Marine Le Pen fait son marché chez Hitler".

  • Je crois qu'une politique économique au sens premier du terme "nationale-socialiste" se caractérise par:

1 – un isolationnisme économique
2 – l'encadrement strict du capitalisme par l'Etat
3 – la méfiance à l'égard des "allogènes" dont la présence en nombre est considérée comme néfaste aux intérêts des "nationaux".

Si le gaullisme a pu emprunter – mais modérément – au point 2 par la voie de la planification, il n'a jamais prôné ni le point 1 ni encore moins le point 3.

  • On ne peut me reprocher tout et son contraire. le tableau comparatif illustre le parallélisme entre les deux programmes, mais, encore une fois, comme je l'ai précisé déjà deux fois, pas l'identité. Ce tableau me paraît être une preuve de bonne foi: je ne cherche pas à faire coller à tout prix les deux programmes et quand il y a des différences, je ne les cache pas. Par exemple, les subventions à l'exportation du NSDAP, ne figurent pas au programme de M.Le Pen. M.Schlacht n'a pas non plus dévalué (j'explique dans un commentaire que les accords de clearing rendaient cette dévaluation inutile) alors que M.Le Pen propose une dévaluation compétitive.Il n'y a pas non plus de gel des prix avec le FN… Ce qui est parallèle, c'est la philosophie générale de ces mesures.
  • * Si tous les "amis" qui écrivent voulaient se donner la peine de lire calmement ce que j'ai écrit, ils devraient reconnaître que j'ai bien pris soin, à plusieurs reprises, d'éviter toute assimilation intempestive entre le Front National et le nazisme. N'ai je pas écrit: "C'est bien pourquoi personne ne saurait plus, sans mauvaise foi, assimiler les thèses du Front national au fascisme et encore moins au nazisme. Du moins en ce qui concerne la politique ou l'idéologie". Et sur l'économie, j'ai également souligné qu'il ne fallait pas confondre parallélisme et identité. J'ai simplement voulu montrer, en l'étayant je crois, qu'il y a des cousinage entre les idées du Front – et de nombreux partis "populistes" en Europe – avec l'idéologie de l'extrême-droite nationaliste dont le NSDAP fut l'émanation extrême.
  • * En ce qui concerne le rapport entre les accords de clearing et le flottement (ou la dévaluation) d'une monnaie, je crois que ces accords ont permis au régime nazi d'éviter la dévaluation du reichmark dans la mesure où ce dernier n'avait plus de facto qu'une multiplicité de cours administrés, les accords aboutissant à établir un cours spécifique entre deux monnaies données en modulant le volume d'échanges commerciaux payables dans l'une ou l'autre monnaie. Oui, le contrôle des changes était très généralisé dans les années 30 mais il y avait plusieurs degré de coercition dans ce contrôle.
  • Sur les prix et salaires, bien sûr que l'indexation prônée par le FN n'est pas le gel des prix pratiqué par les nazis. Mais la menace inflationniste étant alors réelle en Allemagne, cela participait bien du même souci de défendre le pouvoir d'achat afin de gagner des soutiens au régime.
  • En ce qui concerne le réinvestissement des bénéfices et les dividendes, cela répond au même souci de favoriser une utilisation "socialement efficace" des profits en favorisant l'emploi via l'investissement, soit en incitant fiscalement les PME (les bénéfices sont réinvestis dans l'entreprise), soit en limitant la capacité des entreprises à distribuer le profit à leurs actionnaires (plafonnement des dividendes).
  • Sur l'immigration, il y a une différence de degré et non de nature entre Le Pen et Hitler: dans tous les cas c'est la méfiance, le rejet, voire la haine de ce qui est différent et qui polluerait l'identité nationale ainsi que l'idée qu'il faut limiter l'expansion externe de la main d'oeuvre pour résorber au plus vite le chômage.
     

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