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L’exception laïque française

lundi, 7 mars, 2011 - 17:04

La France fait figure d’exception en Europe avec sa loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905, acte fondateur de la République française laïque.

Adoptée le 9 décembre 1905 à l’initiative d’Aristide Briand, alors député socialiste, la loi sur la séparation des Eglises et l'Etat règle le combat entre la France cléricale du Concordat et la France républicaine et laïque en formation depuis la fin du XIXème siècle.

La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte". Article 2 Loi de 1905

Le principe reconnu est donc celui de laïcité, c'est-à-dire la séparation des pouvoirs politique et religieux. L’État reste neutre et garantit la liberté de culte de même que la liberté de conscience.  La stricte égalité entre confessions doit être respectée et aucune opinion ne peut être placée au-dessus des autres (religion, athéisme, agnosticisme ou libre-pensée). C’est ce qui est appelé "l’égalité républicaine".

L’école publique "gratuite, laïque et obligatoire"

La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la culture et à la formation professionnelle. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État". Loi du 18 mars 1880.

L’enseignement public en France est totalement laïc: pas de cours de religion, pas de signe religieux dans l’enceinte des établissements et les enseignants ne peuvent afficher ostensiblement leurs croyances, conformément au principe de neutralité de l’enseignement public, corollaire du principe de laïcité.

Depuis la Loi du 15 mars 2004, les élèves sont également soumis à l’interdiction d’arborer des signes ostensibles d’appartenance religieuse, mettant un terme au débat sur l’interdiction du foulard islamique au sein des établissements scolaires.


Le Concordat conservé

Seule exception à la République laïque, l’Alsace-Moselle où le Concordat est toujours en vigueur pour des raisons historiques : en 1905, cette région faisait partie de l’Allemagne et la réforme n’y a jamais été réalisée depuis en raison d’oppositions de ses habitants. Les évêques, les prêtres, les rabbins et les pasteurs y sont toujours assimilés à des fonctionnaires et l'entretien des bâtiments est payé par l'État.

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