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Bons baisers de Kadhafi

mercredi, 9 mars, 2011 - 17:05

Les dirigeants européens ont pratiquement tous rencontré le Colonel Kadhafi avant qu'il ne soit officiellement persona non grata. Interpellée sur ces rapports dérangeants, la chef de la dipomatie de l'UE Catherine Ashton a défendu des chefs d'Etat qui n'auraient fait que leur devoir. Certes, mais de là à s’adonner à tant d’effusions…

L’eurodéputé belge Derk Jan Eppink a fustigé aujourd’hui les dirigeants européens pour leur proximité avec le Colonel Kadhafi avant que celui-ci ne soit reconnu comme un dictateur par la communauté internationale suite aux exactions en Libye. Brandissant des photos sur lesquelles on pouvait voir Silvio Berlusconi ou Herman Van Rompuy avec Kadhafi, il a déclamé à l’hémicycle:

Tous ces dirigeants européens qui ont embrassé M. Kadhafi, je leur dis 'honte'!"

Le député de la Liste Dedecker (du nom de l’ex-sénateur du VLD, le parti libéral flamand) s’en est adressé tout particulièrement à la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, dont l’ancien chef de parti, le travailliste Tony Blair, a entretenu des relations proches avec le Colonel Kadhafi. Cette dernière a répondu en arguant les fonctions de représentation qui obligent les dirigeants politiques à rencontrer des gens qu’ils n’auraient peut-être pas souhaité rencontrer.

Petit aperçu des meilleures embrassades européennes, avec en bonus le Président Obama, car l'Europe n'a pas le monopole du coeur.

Controverse à répétition

Lady Ashton a par ailleurs suscité un vif débat lorsqu’elle a annoncé qu’elle refusait de soutenir la reconnaissance du Conseil national de transition (CNT) constitué par l'opposition au colonel Mouammar Kadhafi. L’ensemble des grands partis avait pourtant soutenu cette décision.

C'est au Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement de prendre cette décision" a-t-elle déclaré.

L' eurodéputé Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie Les Verts) l’a accusé de ne pas prendre son rôle au sérieux, la prévenant qu’elle s’exposait à une "grave crise" avec le Parlement européen. Ce à quoi elle a répliqué que le pouvoir de reconnaissance était celui du Conseil des Chefs d’Etat et non celui des eurodéputés. Réponse donc vendredi lors de la réunion du Conseil à Bruxelles.




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