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Le séisme interrompt la campagne électorale espagnole

jeudi, 12 mai, 2011 - 17:11

La trêve électorale provisoire décidée par les partis politique en solidarité aux habitants de Lorca touchée par le séisme est perçue comme utilisation  politicienne  du drame.

Un à un, les partis politiques espagnols annoncent leur décision de suspendre leurs programmes de campagne électorale temporairement, comme démonstration de  leur soutien aux habitants de Lorca. La ville de la région de Murcie a été secouée mercredi en fin de journée par deux séismes de 4,5 et de 5,1 sur l’échelle de Richter. Le dernier bilan officiel est de neuf morts et 260 blessés.

Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), le Parti Populaire (PP), Izquierda Unida (IU) et (UPyD) ont renoncé pour 24 heures à mener campagne en vue des élections régionales et municipales du 22 mai prochain.

"Vautours" et "charognards"

Ce qui semblait être un acte de solidarité a été généralement perçu comme une basse manœuvre démagogique. Alors que les hommes et femmes politiques de tous bords se précipitent à Lorca, devenu pour quelques jours l’épicentre de la vie politique du pays, sur Twitter les critiques pleuvent. "La campagne n’a pas été suspendue, mais transférée à Lorca !", "Ils viennent se faire prendre en photo", dénoncent certains. "Vautours", "charognards"… le climat de suspicion envers les représentants des partis nationaux et du gouvernement quant aux véritables motifs de leur venue dans la ville touchée par le séisme est quasi général sur Twitter.

Pendant ce temps, des messages de solidarité de toutes parts sont envoyés aux habitants de Lorca, qui, avec les autorités de la ville, et les forces armées et de police dépêchées sur place par le Gouvernement central, tentent d’évaluer l’ampleur des dégâts.

Selon le président de la région de Murcie, 80% des logements de la ville ont été endommagés. De nombreux habitants de Lorca doivent donc renoncer à retrouver, dans l’immédiat, le confort de leurs pénates. Après une nuit à la belle étoile, le maire de la ville promet qu’ils seront hébergés dans des hôtels, auberges ou, au pire, sous tentes. Un hôpital de campagne a été dressé.

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