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« Laissez-les pendouiller » au nom des cochons

jeudi, 8 septembre, 2011 - 09:45

L'art et la manière de défendre les porcelets: l'association belge de défense des animaux Gaia invite les hommes à tomber le slip ou le caleçon pour protester contre la castration sans anesthésie des porcelets. Au menu du jour, pas seulement du cochon mais aussi du miel et des OGM.
Chaque jour, retrouvez dans la nouvelle rubrique "Aujourd'hui en Europe" les évènements les plus marquants de l'actualité européenne.

A poil, ou presque, pour défendre les porcelets.

Le 9 septembre, laissez-les pendouiller,

exhorte Gaia, une association belge de défense des animaux. Rien de cochon dans cette invitation à enlever, le temps d'une journée, slip ou caleçon. Plutôt une façon drôle, à défaut d'être élégante, de protester contre la castration sans anesthésie des porcelets.

À travers cette journée d'action nous cherchons à convaincre les éleveurs de laisser pendouiller celles de leurs porcelet, et les supermarchés de cesser de vendre de la viande de porcs castrés. A l'instar de la chaîne de supermarchés Colryuyt, qui, depuis le début de cette année, accepte seulement dans ses rayons de la viande de porcs ayant été vaccinés,

précise Michel Vandenbosch, le président de Gaia.

Rien qu'en Belgique, 5 millions de petits porcs sont castrés chaque année "à vif". Le but? Les faire grossir plus vite et, surtout, éviter "l'odeur du verrat", une odeur désagréable qui peut être libérée au moment de la cuisson de la viande.

Dans toute l'Europe, ils seraient environ 100 000 petits cochons à supporter cette pratique très douloureuse, selon les calculs de certains chercheurs.

Ils rappellent que la castration des porcelets sans anesthésie a été interdite en Norvège dès 2002 et en Suisse à partir de 2009-2010. Cette interdiction est également envisagée très sérieusement en Belgique et aux Pays-Bas. Ailleurs, la grande majorité des porcs mâles européens sont castrés, avec cependant de grandes variations selon les pays.

La pratique de la castration est très rare dans les îles Britanniques (moins de 2 %). Une minorité de porcs sont castrés au Portugal et en Grèce (10 %), en Espagne (un tiers) et à Chypre (40 %). Dans le reste des pays, la majorité des porcs mâles sont castrés. Si l’on exclut la Pologne (80 % d’animaux castrés), la castration est pratiquée sur plus de 90 % des porcs mâles, la plupart du temps à plus de 95 %. Ces pays représentent au total plus des trois quarts de la production Européenne.

L'association Gaia défend des alternatives. Une castration peut être réalisé avec anesthésie, comme en Norvège – ce qui implique la présence d'un vétérinaire, donc des frais suplémentaires. Autre piste: "une vaccination indolore pour les porcelets est tout à fait possible", assure Michel Vandenbosch, cité par 20 minutes. La Commission européenne a d'ailleurs délivré, en 2009, une autorisation de mise sur le marché valable dans toute l'Union européenne.

Mercredi soir, sur la page facebook de l'évènement, 4 715 fans attendaient cet évènement. Passeront-ils à l'acte?

 

Les OGM ne font plus leur miel

La Cour européenne de justice a décidé mardi d’interdire la vente du miel produit à partir de pollen issu de maïs génétiquement modifié, s’il ne dispose pas d’autorisation préalable. Un procès opposait un apiculteur allemand au Land de Bavière, propriétaire de terrains sur lesquels du maïs OGM du groupe Monsanto a été cultivé.

L’apiculteur estimait que cette présence avait contaminé son miel et l'avait rendu impossible à commercialiser. Jusqu'ici, les lois européennes imposaient seulement un étiquetage mentionnant "avec OGM" pour les produits contenant 0,9 % ou plus d’OGM.

Mais la décision du tribunal européen l'impose dorénavant quelle que soit la proportion concernée. Et peu importe si le pollen issu de maïs génétiquement modifié a été introduit dans le miel de manière intentionnelle ou non.

 

Migrants: l'Europe co-responsable de 2 000 morts en Méditerranée

2 000 migrants ont disparu cette année en tentant de traverser la Méditerranée. Telle est l’estimation d’une sénatrice néerlandaise, Tineke Strik, chargée d’une mission à ce sujet par le Conseil de l’Europe. Pour elle, ces disparitions pouvaient être en partie imputées à l’insuffisance de l’aide des pays européens.

Dans une interview à l’AFP-TV, elle estime que

les membres de l'Union européenne n'ont pas agi de manière appropriée, ils auraient dû accepter davantage de réfugiés et ils auraient dû aider davantage l'Italie et Malte à faire face à cette crise.

Ainsi, lors de la mort de 61 migrants, sur les 72 passagers d'un bateau qui tentait de rejoindre en mai dernier l'île italienne de Lampedusa, 61 sont morts, car ils n'ont pas été secourus. Alertés, les gardes-côtes italiens ont bien envoyé un hélicoptère, mais il s’est contenté de transmettre de l’eau et des biscuits avant de disparaître.

"Des rescapés ont été blessés aux pieds, car ils étaient dans la cale et il y avait du carburant, ils ont été brûlés. Un autre a perdu un œil à cause du soleil pendant 14 jours sur le bateau", précise Mme Strik.

 

La santé des Britanniques toujours plus privatisée…

Les députés de la chambre des Communes ont adopté, hier soir, le projet de réforme du système de santé initié par le gouvernement conservateur de David Cameron. Cette réforme du National Health Service (NHS) vise à réduire les dépenses en déléguant une large gamme de compétences au secteur privé, qui aura notamment la charge du budget de la santé.

Une réforme controversée, à laquelle se sont opposés les travaillistes, alors que selon un récent sondage, 25% des Britanniques s’endettent rien que pour la santé de leurs enfants.


… mais l'avortement reste à l'abri des "pro-life"

La députée conservatrice Nadine Dorries avait déposé un amendement dans le cadre de la réforme du système de santé, mais il a été retoqué. Celui-ci visait à modifier les conditions d’accès des femmes à l’avortement, en délégant à des organismes indépendants les entretiens pré-IVG actuellement réalisés par les cliniques.

Une modification justifiée, selon elle, par le fait que les cliniques réalisent une partie de leur chiffre d’affaires avec les avortements, ce qui gonflerait le nombre d’IVG au Royaume-Uni. Sa proposition a reçu le soutien d’une partie du gouvernement Cameron, les libéraux-démocrates s’y opposant, tout comme les travaillistes. Et pour cause: les entretiens pré-IVG aurait pu être confiée à des associations pro-life…
 




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