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La Slovénie sans gouvernement en pleine crise de l’euro

mercredi, 21 septembre, 2011 - 14:33

La crise politique qui durait depuis plusieurs mois a eu raison du premier ministre slovène Borut Pahor. Au pire moment pour la zone euro qui a besoin, à tout prix, que Ljubljana adopte le Fonds de stabilité (FESF) destiné à venir en aide aux pays les plus endettés.

Chaque jour, retrouvez dans la rubrique "Aujourd'hui en Europe" les évènements les plus marquants de l'actualité européenne.

La chute du gouvernement slovène, qui n'a pas obtenu la confiance du Parlement, intervient alors que les députés doivent se prononcer le 27 septembre sur la ratification du Fonds de secours pour les Etats en difficulté (FESF). Au pire moment donc pour la zone euro plus que jamais engluée dans la crise de la dette.

Le gouvernement de centre-gauche du Premier ministre Borut Pahor a en effet largement perdu le vote de confiance qu’il avait soumis au Parlement (51 voix contre et 36 pour). Cette défiance intervient sur fond de crise économique et sociale: le chômage a quasiment doublé depuis 2008, tout comme la dette publique qui atteignait plus de 43% du PIB en 2010.

Le président Danilo Turk a en conséquence décidé d’écourter sa participation à l’assemblée générale de l’ONU pour rentrer en Slovénie. Il a sept jours pour proposer un nouveau Premier ministre au Parlement. Les députés auront alors un mois pour l’investir. Mais l’hypothèse la plus probable est un refus de leur part, ce qui conduirait le chef de l’Etat à organiser des élections anticipées fin 2011 ou début 2012. Janez Jansa, du parti de centre-droit SDS, en serait le grand favori.

Si aucun parti ne s'est ouvertement prononcé contre la ratification du FESF,  Janez Jansa, désormais en position de force, a par le passé qualifié d'"injuste" pour les Slovènes le plan de sauvetage de la Grèce. Une mauvaise surprise reste improbable mais pas impensable. Sans le vote de tous les Etats, le FESF ne pourra pas entrer en vigueur au moment où la zone euro en a le plus besoin.

La Tchéquie veut développer le nucléaire…

Quelques jours après la catastrophe de Fukushima, l'Allemagne a décidé d'arrêter immédiatement ses sept plus vieux réacteurs et de fermer sa dernière centrale en 2022. La Suisse a annoncé une sortie de l'atome en 2032 et l'Italie a renoncé à y revenir. La Tchéquie envisage, au contraire, de renforcer son parc nucléaire dans le but affiché de réduire la dépendance du pays vis-à-vis du pétrole et du gaz importé de Russie.

Selon un document de travail du ministère de l'Industrie, récemment révélé par la presse, la part de l'atome dans la production d’électricité pourrait passer d’environ 30% actuellement à plus de 80% à l'horizon 2060. Ce plan suppose la construction de 10 à 15 nouvelles centrales – un chiffre les autorités tchèques. Qui se défendent mollement en présentant le document comme une simple "ébauche".

La part du nucléaire dans la production d'électricité tchèque devrait de toute façon augmenter à environ 50% après l'achèvement vers 2025 de deux nouveaux réacteurs sur le site de Temelin. Les subventions aux énergies propres mises en place au milieu des années 2000 ont elles toutes été stoppées par l'actuel gouvernement libéral de Petr Necas.

… et l'Allemagne soutient le nucléaire brésilien

L'Allemagne a donc décidé en mars dernier de fermer ses derniers réacteurs en 2022. Ce qui n'empêche pas Berlin de soutenir la construction d'une centrale nucléaire… au Brésil. Par le passé, l'Allemagne a déjà assisté le Brésil dans le développement de la centrale Angra 2.

Un accord de principe avait été donné aux autorités brésiliennes pour cautionner à hauteur de 1,3 milliard d'euros la construction du réacteur Angra 3, dans la région de Rio de Janeiro. Selon le Financial Times Deutschland daté du 21 septembre, l'exécutif allemand entend "respecter la décision du gouvernement brésilien de développer l'énergie atomique". Seule condition exigée: que les plans du réacteur brésilien Angra 3 tiennent compte des leçons de la catastrophe japonaise.

Quand la police de Londres réclame ses sources au Guardian

C’est le genre d’histoire qui a de quoi résonner aux grandes oreilles de la police française, mais avec un résultat plus heureux que l’espionnage d’un journaliste du Monde dans l’affaire Bettencourt.

Outre-Manche, l’affaire la plus brûlante concerne toujours les écoutes pratiquées par le tabloïd News of the World, dans laquelle ont été impliqués des membres de Scotland Yard et qui a frôlé David Cameron.

La police de Londres enquête sur le sujet, et pour ce faire, elle s’est rendue, la semaine dernière, dans les locaux du quotidien de centre-gauche The Guardian. Un journal à l’origine de nombre de révélations, notamment concernant la mise sur écoute du téléphone d’une jeune fille assassinée.

Des révélations qui ont poussé les forces de l’ordre à réclamer au journal toutes leurs notes et documents sur le sujet, considérant les articles parus non pas comme un exemple de journalisme d’intérêt public, mais plutôt comme le produit de l’espionnage. Le but recherché étant ainsi de découvrir les sources internes aux services de police qui auraient divulgué des informations.

L’affaire a très vite connu un fort retentissement le week-end dernier, le Guardian recevant le soutien public de la majorité des quotidiens britanniques (même ceux lui étant opposés idéologiquement), ainsi que de certains responsables politiques (dont des libéraux-démocrates, au pouvoir actuellement). Pour aboutir à une fin de non-recevoir auprès de la police londonienne, qui espérait user du secret-défense pour briser le secret des sources.




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