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Espagne : les établissements décident

mercredi, 16 novembre, 2011 - 09:41

Le poids des traditions semble encore assez prégnant en Espagne, bien que la récente légalisation de l'avortement a rendu nécessaire un support informatif plus développé à destination des jeunes notamment.

L’éducation sexuelle à l’école est enseignée durant toute la période de scolarité obligatoire (de 6 à 16 ans). D'après la loi sur l’Education de 2006, figure parmi les objectifs de l’éducation secondaire celui de "connaître et valoriser la dimension humaine de la sexualité dans toute sa diversité". Un objectif vague qui se traduit concrètement par des cours de reproduction inclus dans les programmes de biologie, ou de citoyenneté, entre autres, selon l’âge des élèves.

Par ailleurs, la loi sur la santé sexuelle et reproductive et l’interruption volontaire de grossesse, qui a légalisé l’avortement en 2010 a rendu obligatoire le développement par les pouvoirs publics (et donc les régions, qui sont compétentes en matière d’éducation) de matériel informatif sur la sexualité.

Divers et variés

Certains établissements proposent des ateliers dirigés par des associations spécialisées dans cet enseignement, comme la Société de Sexologie de Madrid (Sociedad Sexológica de Madrid) par l'intermédiaire de sa fondation Sexpol. Celle-ci, pour qui ces ateliers ne sont qu’une activité parmi d’autres, est financée en partie par des subventions publiques.

D’autres écoles proposent des cours préparés par des groupements plus… inattendus. Ainsi, l’évêché de Valence a créé un programme d’éducation sexuelle fortement imprégné d’idéologie catholique qui est distribué dans certains lycées de la région.

Les établissements scolaires disposent de l’autonomie suffisante pour pouvoir proposer les ateliers qui leur semblent opportuns à leurs élèves, du moment que le contenu de ces ateliers n’entre pas en conflit avec les valeurs de la Constitution",

explique-t-on au ministère de l’Education.

En Espagne, 74% des femmes nées entre 1971 et 1985 ont eu leur première relation sexuelle avant 20 ans. 11,5% d’entre elles ont été concernées par une grossesse non désirée.


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