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Embargo pétrolier pour désamorcer la bombe iranienne

lundi, 23 janvier, 2012 - 11:43

L’UE a décidé lundi 23 janvier d'imposer un embargo pétrolier contre l’Iran. C’est la dernière sanction en date contre le régime iranien, accusé de développer la bombe nucléaire. Les pays européens partent en quête de nouveaux fournisseurs dans le Golfe.

L’impasse diplomatique a eu raison des réticences économiques. Les pays membres de l’Union européenne sont finalement tombés d’accord, lundi à Bruxelles – lors de la réunion des ambassadeurs -, pour retenir l’option de l’embargo pétrolier contre l’Iran. Une sanction qui doit dissuader la République islamique de poursuivre son programme nucléaire.

L’embargo proscrit la signature de tout nouveau contrat dans le secteur pétrolier entre l’Iran et les pays de l’Union européenne. Si l’interdiction est immédiate, les négociateurs européens ont néanmoins prévu une période de transition, jusqu’au 1er juillet 2012 ; un laps de temps nécessaire à l’annulation des contrats existants. Les partenaires européens se retrouveront le 1er mai prochain pour faire le point sur ces mesures, a annoncé le Conseil de l'UE ce lundi.

Trouver un substitut

La France, héraut de l’embargo, a donc su déjouer les inquiétudes grecques pour emporter une décision commune. Début décembre, un premier train de négociations avait achoppé sur le refus de la Grèce, économiquement dépendante du pétrole iranien et peu encline à s’en passer.

Pour la ménager, l’UE a donc annoncé qu’elle étudierait les autres options d’approvisionnement dans le Golfe, afin de trouver un substitut à l’or noir iranien. Une nécessité, alors que l’Iran destine 1/5 de son pétrole à l’Europe, et notamment à sa façade sud : la Grèce, l’Espagne et l’Italie.

Avec cet embargo, l’UE tape plus fort qu’à l’accoutumée, et entend prendre le relais d’une AIEA incapable de faire bouger les lignes sur ce dossier. Les précédentes sanctions européennes contre le programme nucléaire iranien avaient été un gel d’avoirs contre 433 sociétés iraniennes et 113 personnes, et des restrictions d'exportation de nombreux produits sensibles.

"Il [était] important que l'Union européenne prenne des décisions qui assèchent les sources de financement du programme nucléaire iranien", a ainsi estimé le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle.

L’UE a par ailleurs décidé de sanctions contre la banque centrale iranienne, dont les avoirs en Europe seront gelés et les transactions à son endroit partiellement interdites.


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