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L’ancien maire de Londres veut « pendre un banquier par semaine »

mardi, 21 février, 2012 - 16:20

L'ancien maire de Londres, en course pour récupérer son gîte, propose un traitement de choc à la finance : la pendaison. Une énième provocation de Ken Livingstone, adepte des petites phrases que la presse britannique recense depuis 2000.
Repéré sur The Telegraph et The Financial Time.

"Pendre un banquier par semaine". La course à la mairie de Londres semble prendre une tournure quelque peu guerrière. En tout cas dans les mots. Cette douce proposition à l’endroit des banquiers de la City a ainsi été exprimée par le candidat du Labour, Ken Livingstone, ancien maire de la capitale au coude à coude avec l’actuel mandataire, le conservateur Boris Johnson.

Mais le travailliste Livingstone, magnanime, laisse une chance aux fourbes, en témoigne la suite et fin de sa citation : pendre les banquiers oui, mais "jusqu’à ce que les autres s’améliorent". Tout n’est donc pas perdu pour les magnats, un peu de bonne volonté et la potence s’éloignera.

La saillie de Ken Livingstone, prononcée devant une assistance d’entrepreneurs, n’est pas la première du genre. Car Ken aime la provocation. Le journaliste Andrew Gilligan du quotidien The Telegraph répertorie d’ailleurs sur son blog les plus fumeuses d’entres-elles.  Il en recense tout de même une vingtaine, desquelles transparait l’appétence toute particulière développée par Livingstone pour la période 1939-45. Florilège non-exhaustif :

  • Avril 2000: "Chaque année la finance internationale fait plus de morts que la Seconde guerre mondiale. Mais au moins Hitler était il fou."
  • Juin 2000: Après son élection au poste de maire, il dit du gouvernement local qu’il n’a "pas plus d’indépendance que le régime de Vichy sous les nazis".
  • Août 2003: Ken confie son peu d’intérêt pour le sport. Pourquoi ? Ses profs d’EPS à l’école étaient tous "des criminels de guerre nazis réhabilités".
  • Mars 2011: la gestion du métro de Londres par son successeur et concurrent ? "La pire depuis qu’Hitler a bombardé Londres".
  • Février 2012: Ken manie aussi l’allégorie lorsqu’il veut retenir les banquiers gays [sic] à Londres. "Voudriez vous que l’on vous tranche le pénis? C’est ce qui arriverait à Dubai", les prévient-il.

Récemment, Livingstone expliquait au Guardian que ces mêmes banquiers vivaient à Londres car "les jeunes hommes veulent draguer et prendre beaucoup de cocaïne, une chose qu'ils ne peuvent pas vraiment faire à Francfort".

La British Bankers’ Association n’a pas tardé à réagir au dernier appel à pendaison. La finance emploie un demi-million "d’employés travaillant dur", dont 140.000 à Londres, lui a ainsi répondu sa présidente, Angela Knight. "La diabolisation permanente de tout le secteur bancaire est inutile et n’attirera ni emploi ni entrepreneurs au Royaume-Uni", a-t-elle ajouté.

La campagne de Livingstone pour reconquérir le Greater London (le Grand Londres) se termine le 3 mai. Soit près de 10 semaines. Ou plutôt, 10 banquiers.


Repéré sur The Telegraph et The Financial Time :
– Ken Livingstone's ranting down the years: your cut-out-and-keep guide
Livingstone ‘hang a banker’ remark sparks row



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