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‘Adopte une révolution !’

lundi, 19 mars, 2012 - 11:49

Un Syrien expatrié à Berlin a monté une plateforme de soutien au peuple martyrisé par Bachar El-Assad. En ligne, l’internaute peut sponsoriser un comité révolutionnaire local, et ainsi encourager la lutte, pacifique, des Syriens contre la violence du régime. Repéré sur le Spiegel

Comment soutenir le peuple syrien, quand les Etats ne le font pas? Aktham Abazid a décidé d’apporter un début de réponse: donner à la société civile internationale l’occasion de prendre le relais. Ce Syrien expatrié en Allemagne a fondé un site internet pour venir en aide à ses concitoyens, prisonniers de la violence du régime El-Assad depuis plus d’un an.

L’idée est toute simple: "adoptez une révolution, soutenez le Printemps syrien !", clame le site. Autrement dit, cotisons nous pour permettre aux opposants de tenir le bras de fer engagé contre le pouvoir. Le site AdoptRevolution.org est disponible en allemand, arabe, anglais, néerlandais et français.

Le système repose sur un principe éprouvé, l’adoption à distance. On peut aujourd’hui parrainer un arbre ou un enfant d'un pays du Sud, voire une chèvre… Le but est de donner au donateur une idée précise du destinataire de ses deniers, et ainsi personnifier le don, lui donner un visage. Aktham, l’expatrié syrien, et les amis qui l’ont aidé à monter son projet, vous proposent donc ici d’adopter et sponsoriser un comité révolutionnaire.

 

Clip de la campagne sur AdoptRevolution.org : 

Online-Banner Adopt a Revolution

C’est depuis Berlin que la petite équipe coordonne l’aide, dans un lieu tenu secret pour ne pas prendre de risques. Le projet a récolté près de 100.000 euros depuis janvier, et aide déjà 26 comités révolutionnaires, dont les besoins sont listés et chiffrés, un à un, sur le site. Derniers comités à avoir rejoint le réseau: Hama et Alep.

Côté organisation, les pacifistes de Berlin doivent déjouer la surveillance de Damas. Alors l’argent transite, en liquide, via des messagers qui alimentent sur place les comités. Des enveloppes de quelques centaines d’euros, au cas pas cas.

L’argent est le nerf de la guerre, certes, mais à quoi sert-il ? A une lutte pacifique, exclusivement. L’internaute ne signe pas pour des mines ou des kalachnikovs, mais pour les frais de fonctionnement des comités. "Nous avons acheté des clés USB, des téléphones mobiles, et des cartes SIM, et nous paieront deux connections internet et quatre factures de téléphone", détaille ainsi un comité du district de Damas, dans son rapport après subvention. Il faut aussi payer les loyers, et la logistique des manifs.



(Capture d'écran de la HomePage du site)


Repéré sur le Spiegel: 'Syrian in Berlin Channels Aid to Embattled Countrymen'




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