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Sortie de route pour les prostituées de Catalogne

vendredi, 13 avril, 2012 - 11:26

Depuis le 1er janvier 2012, la Catalogne a interdit le racolage sur la voie publique, passible d'amendes. Mais la prostitution restait légale, comme ailleurs en Espagne, sur les routes et autoroutes nationales. Barcelone veut mettre fin à cette exception. Il ne restera alors pour les prostituées que les maisons closes.

Les Mossos d'Esquadra, la force de police de la région de Catalogne, peuvent théoriquement infliger des amendes aux prostituées qui exercent sur la voie publique depuis le début de l'année 2012. Théoriquement, car, dans la pratique, la nouvelle législation catalane qui instaure, contrairement à la législation nationale, l'interdiction du racolage actif et passif ne peut s'appliquer que dans les rues et sur les routes relevant de la juridiction de la région. Et nombre de prostituées exercent sur des routes nationales et les autoroutes! Autrement dit, l'interdiction régionale est inapplicable. Une situation jugée inacceptable par le ministre de l'Intérieur catalan, Felip Puig.

Des sources du ministère de l'Intérieur espagnol ont confié au journal La Vanguardia que des discussions étaient en bonne voie entre les responsables régionaux et nationaux. Felip Puig et son homologue gouvernemental, Jorge Fernández Díaz, cherchent à trouver un moyen pour permettre aux Mossos de pouvoir réprimer la prostitution sur tout le réseau routier de Catalogne.

Le sexe tarifié reservé aux maisons closes

Si aucune sanction n'a encore été prise depuis le début de l'année, le bruit court au sein de la police, toujours selon La Vanguardia, qu'une opération massive de répression pourrait être déclenchée dans toute la région dès qu'un accord aura été trouvé. Les amendes encourues par les prostituées et leurs potentiels clients peuvent aller jusqu'à 30.000 euros. 

Le gouvernement espagnol, plutôt permissif à l'égard des prostituées, entend expérimenter une nouvelle manière de gérer la prostitution avec la Catalgone. Mais, bannies des voies publiques, les prostituées pourront toujours se replier dans les maisons closes qui sont foison dans le pays. Ainsi, près de la frontière française, les clients français affluent, attirés par des "pôles de tourisme sexuels", autrement dit des supermarchés du sexe et de la prostitution et autres maisons closes, comme le bourg de La Jonquera.

Hier matin un Français d'une trentaine d'années est décédé à la suite d'une crise cardiaque dans l'une de ces maisons closes.


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