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Perrine Ledan (EELV): « Je voulais aller au front »

jeudi, 24 mai, 2012 - 15:36

Pour la dernière interview de la semaine, Myeurop a rencontré Perrine Ledan, candidate à Europe Écologie-Les Verts pour le Bénélux, la 4ème circonscription aux législatives des Français de l'étranger. Cette candidature est le fruit d'années d'engagement politique de Perrine Ledan, 43 ans, mariée et trois enfants franco-belges.

Myeurop: Dites-nous ce qui vous a amené à vivre à l’étranger?

Perrine Ledan: J’étais journaliste free-lance à l'étranger: en Afrique du Sud, au Proche Orient et en Yougoslavie. J'ai ensuite arrêté ma carrière de journaliste pour travailler à la Commission européenne à l’audiovisuel ACP (Fonds européen de développement). Cela fait maintenant onze ans que je vis à Bruxelles, en Belgique. J’aime être ailleurs sans être trop loin.

Comment votre conscience politique et votre attachement à l’écologie sont-ils nés?

Je me suis d’abord engagée politiquement à travers des associations comme Genepi (Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées) ou Amnesty International. Puis, lors de mes voyages en tant que journaliste, j’ai assisté à la naissance de nouvelles démocraties ou à des processus de paix, comme en 1993 avec les accords d’Oslo.

Cela a aiguisé ma conscience politique. Mais c'est en Belgique que je me suis formée à l’écologie politique. Je suis devenue membre du parti écologiste à Bruxelles. Leurs idées répondaient à toutes mes attentes au niveau politique et social. En 2010, j'ai décidé de devenir membre d'EELV.

Qu’est ce qui vous a poussé à vous présentez aux élections législatives?

Il est important qu'Europe Ecologie-Les Vert soit représenté partout, et surtout au Bénélux, qui a donné un score important à notre parti (6,12%). Cela faisait longtemps que je voulais aller au front. Et puis, en 2011, j’ai été désignée par les adhérants pour porter les couleurs d’EELV.

Quelles sont les préocupations majeures des Français de l’étranger?

Le thème le plus important, c’est l’éducation. Il n’y a pas assez d’écoles bilingues dans les pays étrangers. Il est essentiel de pouvoir garder un lien avec la France. Il faut donc soutenir les institutions pour avoir accès à la culture et la langue française où que l'on soit dans le monde.

L’autre problème, c’est la fiscalité. Il est nécessaire de demander une transparence financière, mais également plus de justice. Il est certain qu’une collaboration entre les pays doit être mis en place.

Et le vote par internet, c’est une bonne ou une mauvaise chose?

C’est la première fois que l’on expérimente ce système. Il faut voir si ça peut être efficace. Le taux d'abstention est très élevé dans les circonscriptions des Français de l’étranger. J’ai hâte de voir si cette nouvelle possibilité de voter va la faire baisser.


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