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Le premier faux pas nationaliste du président serbe

lundi, 4 juin, 2012 - 13:04

Le nouveau président serbe, Tomislav Nikolic n'a pas mis longtemps pour jeter le masque. Il avait affirmé avoir coupé les ponts avec son passé ultra-nationaliste. Mais dès sa première intervention télévisé, il vient de nier le génocide de 1995 à l'encontre des mulsulmans bosniaque.

Chassez le naturel, il revient au galop. Le nouveau président serbe, Tomislav Nikolic, a ravivé les tensions avec la Bosnie moins de deux semaines après avoir été élu. Il a nié la réalité du génocide de 1995 à Srebrencia, situé à l’est de la Bosnie. Pour lui, il ne s'agit que de "graves crimes de guerre". Ex-ultra-nationaliste, il avait fait campagne en se présentant comme pro-européen tout en reniant son sulfureux passé.  Au mois de juillet 1995, près de 8000 musulmans avait été exécutés par les militaires serbes lors du conflit interncommunautaire en Bosnie (1992-95).

Lors d’une interview d’une télévision monténégrine diffusée son site internet, le président serbe a affirmé:

Il n’y a pas eu de génocide à Srebrenica. A Srebrenica, de graves crimes de guerre ont été commis par quelques serbes qui devraient être retrouvés, jugés et punis”.

 

Le président met le feu aux poudres

En 2007, la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye avait qualifié ce crime de génocide, condamnant ainsi des dizaines de hauts responsables de l’armée des Serbes en Bosnie. La porte-parole des Affaires étrangères de l’Union européenne, Catherine Ashon, a rappelé que

Srebrenica est la pire tuerie en Europe depuis la deuxième guerre mondiale”.

Avec ce discours, le nouveau président est, non seulement, en désaccord avec le CIJ, mais il souffle sur les braises encore loin d'être éteintes entre Serbes et Bosniqaues. Pour le représentant des musulmans à la présidence collégiale bosniaque, Bakir Izetbegovic, ces déclarations sont une insulte aux survivants:

Le déni du génocide à Srebrenica…ne va pas faciliter les coopérations et les réconciliations de la région, mais au contraire pourrait être la source de nouveaux malentendus et de tensions




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