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Le bac ne fait plus école en Europe

lundi, 11 juin, 2012 - 10:13

Dans une semaine, jour pour jour, des milliers de lycéens français plancheront sur les sujets du baccalauréat. Tradition bien française depuis son instauration par Napoléon en 1808, ce passage obligé a-t-il vieilli? Tour d'Europe des examens à la fin des études secondaires.

Le bac est une intouchable tradition française. Chaque année, à la veille de cet examen, il est de bon ton de s'interroger sur son avenir. Faut-il le supprimer en s'inspirant du modèle anglo-saxon sans contrôle final des études secondaires ou, simplement mixer les résultats scolaires et les notes du baccalauréat ?

Seule l’Irlande a un bac à la française, avec le Leaving Certificate à la fin des études secondaires. Il est d'autant plus important qu'à l’inverse de la France, les universités irlandaises tiennent compte des notes obtenues à cet examen final pour sélectionner les futurs étudiants.

Le contrôle continu à la place du bac

Les Pays-Bas ont également un examen final, mais contrairement à la France et l'Irlande, il n'est pas totalement national. Les élèves doivent passer deux épreuves: une interne (school examen), qui sera notée par l'enseignant du lycée, et une externe (centraal examen), qui sera notée par d'autres enseignants selon des critères nationaux .

Dans les autres pays, le contrôle continu fait partie du diplôme de fin d’étude secondaire. En Italie, où l’examen de l’Esame di stato ressemble au bac, les notes de l'année comptent à 20%.

On retrouve le même système au Danemark et en Norvège où les lycéens reçoivent un certificat de fin d’étude. Il mentionne à la fois les notes obtenues à l’épreuve finale et les résultats du travail de l’année ou des dernières années. En Allemagne, les élèves passent l’Abitur. Les modalités du contôle sont différentes selon les Länder. Les jeunes Allemands sont évalués en fin d'année par leurs professeurs et d’autres enseignants extérieurs. 

“Le test de maturité”

Mais de quoi parle-t-on? Dans une dizaine de pays, on préfère à la notion d'examen, celle de “test de maturité”, sorte de certificat d'aptitude aux études supérieures, tant au niveau des notions acquises qu'au niveau du développement intellectuel. 

En Pologne, à la fin du lycée, les jeunes Polonais passent ainsi l'examen national de maturité (egzamin maturalny). 

En Albanie, on parle d’examen national de maturité (Matura Shtetërore) comme en Autriche (Reifeprüfung), en Belgique (Examen de maturité), en Bulgarie (darzhavni zrelostni izpiti), en Croatie (državna matura), en Hongrie (érettségi), en Macédoine (matura), en République Tchèque (maturitní zkouška), en Slovénie (matura), en Slovaquie (maturitná skúška) et en Suisse (la maturité).

Les baccalauréats transnationaux, ça existe!

Mais le baccalauréat n'a pas dit son dernier mot. Il s'européanise et s'internationalise. Avez-vous déjà entendu parler du baccaulauréat européen (ou European baccalaureate)? Il peut être obtenu après sept années d’études dans une des 14 "Écoles européennes" implantées dans sept pays différents (Belgique, Italie, Espagne, Grande Bretagne, Luxembourg, Allemagne, Pays-bas). Et il existe son pendant international, le International baccalaureate (IB).

Ces deux modèles sont loin d’être gratuits. À titre d’exemple, il en coûtera 5.067,74 euros aux parents d’un lycéen pour l’inscrire un an à l’École européenne de Bergen. Quant à l'International baccalaureate, si vous décidez d’inscrire votre enfant à l'American school of Paris au niveau lycée, le “upper school”, le montant des frais annuels s’élèvent à 27,500 euros. Bac ou pas, ce n'est, alors, pas l'examen qui fait la sélection mais les revenus des parents.




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