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Le Tweetweiler n’intéresse pas que les médias français

mercredi, 13 juin, 2012 - 15:54

Le tweet de soutien à Olivier Falorni posté par Valérie Trierweiler n’a cessé de faire couler l’encre depuis 11:56 hier matin. En France, mais aussi chez nos voisins européens qui se délectent de ce fait divers à la française.

Valérie Trierweiler l’avait fait comprendre, elle ne gardera pas sa langue dans sa poche sous prétexte qu’elle partage la vie du nouveau chef de l’Etat. Et elle démarre sur les chapeaux de roues avec un tweet de soutien au rival de Ségolène Royal, Olivier Falorni. Et voilà deux jours que les Français n’entendent plus parler que de Valérie, de Twitter, et de Ségolène.

Un évènement qui fait la Une de tous les grands journaux français, mais pas seulement. Ailleurs en Europe, les noms des deux femmes qui ont partagé la vie du Président, n’ont jamais été autant cités.

En Espagne, une "comédie de boulevard"

La presse espagnole cache à peine son amusement, et cette affaire est tournée en dérision par le site du quotidien ABC, qui parle de "comédie dramatique burlesque" ou encore de "comédie de boulevard". L’article rappelle les querelles "anciennes" entre les deux femmes, et affirme que cet incident pourrait créer des problèmes moins folkloriques qu’un simple règlement de compte conjugal en semant la zizanie dans les plus hautes sphères de l’Etat.

En Italie, une "pagaille très française"

Le quotidien italien La Stampa évoque une "pagaille très française", en faisant référence aux relations étroites qui existent, en France plus qu’ailleurs, entre les politiques, les patrons et les journalistes. Proximité qui faciliterait cet "enchevêtrement de la vie privée et de la vie publique". Les éléments nécessaires pour comprendre l’ampleur que prend ce tweet en France sont rappelés, de la relation que Ségolène Royale a entretenue avec François Hollande à l’enjeu que représente ce poste de député pour la candidate socialiste qui brigue le perchoir de l'Assemblée nationale, en passant par la réaction de la droite qui se frotte les mains. Selon la Stampa, cet incident marque la fin de "l’entente cordiale" entre les deux femmes, mais aussi de la "présidence normale".

En Belgique, une "transgression"

Selon un article titré "Dallas à l’Elysée ?" sur le site d’information Lalibre.be, l’attitude de la Première Dame de France ressemble à une transgression. Celle-ci n’aurait pas respecté la réserve que sa position de compagne du personnage le plus important de l’Etat lui impose. On la compare même à Carla Bruni, qui, elle, serait restée à sa place quand son époux était président de la République. Cette attitude "déconcertante" pourrait mettre Ségolène Royale dans une situation "cruelle" au regard des différents échecs qu’elle a essuyés depuis sa défaite aux élections présidentielles de 2007.

Au Royaume Uni, un "soap opera"

Selon un article du Guardian, Valérie Trierweiler, qui transformerait la vie politique française en "soap opera", est surnommée "Tweetweiler". Cette démonstration d’humour à l’anglaise semble illustrer l’opinion d’une partie de la presse britannique qui ironise la situation dans laquelle se trouve le Chef de l’Etat français. L’article rappelle également que la Première Dame avait pourtant insisté sur le fait que sa vie personnelle n’interfèrerait pas dans sa vie professionnelle.

En Allemagne, un "manque de retenue"

Le Spiegel,  estime que Valérie Trierweiler "a montré très peu de retenue", et on souligne le courage de Ségolène Royal qui avait perdu en 2007 et aux primaires socialistes en 2011. Des commentaires qui ressemblent à un parti pris pour l’ex-compagne du Président français, d’autant plus que, selon cet article, Ségolène Royal serait "plus chaleureuse que François Hollande".




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