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Première Dame ou Premier Homme, un job pas vraiment en or

mercredi, 13 juin, 2012 - 09:30

Valérie Trierweiler ne sera pas une Première Dame de France "normale". Son tweet assassin envers Ségolène Royal le prouve. Mais quel est le degré de "normalité" de ses homologues européen(e)s ? Tour d’Europe des hommes et des femmes qui partagent, avec plus ou moins de bonheur, la vie des chefs d'Etat et de gouvernement.

Valérie Trierweiler n’a pas l’intention de garder ses opinions pour elle, qu’elle soit, ou non, d’accord avec son compagnon-président. Et elle le prouve sans tarder en postant hier sur Twitter un message de soutien à Olivier Falorni, candidat dissident au Parti socialiste opposé à Ségolène Royal à La Rochelle au second tour des élections législatives. Un geste qui passerait pour une simple bourde si Ségolène Royal n’était pas la mère des quatre enfants de François Hollande, mais dans ce contexte, cette prise de position ressemble plus à un règlement de compte personnel.

Elle l’a décidé ainsi, Valérie Trierweiler ne se laissera pas "brider" et sa vie ne se résumera pas à être la compagne du chef de l'Etat. Comme elle l’a déjà été durant la campagne présidentielle, elle est présente aux côtés de François Hollande dans ses déplacements officiels, mais elle refuse de vivre à l’Elysée tout en y ayant un bureau et des collaborateurs. Last but not least, il n'est pas question pour elle de cesser d'être journaliste. Cela commence à faire beaucoup pour une "Première Dame" !

Quel sera le poids de cette femme au caractère affirmé dans les orientations politiques que prendra le Président de la République au cours de son mandat ? Difficile de le savoir aujourd’hui.

Seule certitude, après seulement quelques semaines à l’Elysée, la nouvelle Première Dame de France se fait déjà remarquer en France et ailleurs. Ses homologues européens font-ils eux aussi couler beaucoup d’encre ? Pas tous.

Monsieur Merkel ? Non, Monsieur Sauer !

Le 8 mai 2008, Nicolas Sarkozy prononce un discours à la cérémonie de remise du prix Charlemagne à Angela Merkel. En vantant les mérite de son homologue allemande, il "félicite Monsieur Merkel, qui est là". Pas de chance, "Monsieur Merkel", n’était pas là, car il n’est autre que le précédent mari de la chancelière allemande, dont elle a conservé le nom, mais pas l’alliance… L’époux de la chancelière allemande, qui était effectivement présent, est si discret que son nom est à peine connu.

Joachim Sauer est un physicien quantiste et professeur à l’Université d’Humboldt à Berlin. Les apparitions publiques de Joachim Sauer auprès de son épouse sont si rares que la presse allemande le surnomme le "fantôme de l’opéra", en référence à la passion pour la musique que partagent les Sauer-Merkel.

Le couple ne se montre en public que lors du Festival de Bayreuth où ils se rendent chaque année et lors des rares occasions où Monsieur accompagne Madame dans ses déplacements officiels, comme ce fut le cas au G8 de Heiligendamm en 2007.

Une discrétion qui semble satisfaire les citoyens allemands: 77% estiment normal que l’époux de leur chancelière reste à l’écart de la vie publique de sa femme. Mais, comme tout fantôme qui se respecte, s’il n’est pas visible, Joachim Sauer est bien présent, et serait même le plus proche conseiller non officiel d’Angela Merkel.

Samantha Cameron, la Michelle Obama européenne

Samantha Cameron, l’épouse de l’actuel Premier Ministre britannique David Cameron, n'est pas une roturière. Descendante du roi Charles II d’Angleterre (1630-1685), elle était directrice de la création chez un maroquinier de luxe avant de cesser cette activité lorsque son époux a pris la tête du gouvernement. Elle est cependant restée consultante dans cette même société à raison de deux jours par semaine.

Cette "working mother" au look impeccable représente la compagne idéale, dans un style inspiré de celui de Michelle Obama. Comme cette dernière, "SamCam", tel que la surnomment les Britanniques, était très présente lors de la campagne électorale. Pour David Cameron, c'était son "arme secrète" lors de cette campagne de 2010.

La "First Lady" s’engage aujourd’hui dans des actions caritatives, mais elle est surtout un icone de la mode en Grande-Bretagne, où la presse vante régulièrement son élégance.

Au Danemark, Stephen Kinnock : le britannique qui dérange

Stephen Kinnock est le fils de l’ancien leader du parti travailliste britannique Neil Kinnock. Aujourd’hui à la tête du département Europe et Asie centrale du Forum de Davos, réunissant les "maitres du monde" économique et politique, il est aussi l’époux de Helle Thoring, première femme à la tête du gouvernement danois.

Les deux scandales impliquant son mari, n'ont finalement pas empêché Helle Thoring d'arriver au pouvoir. En 2010, alors que sa femme était encore à l’opposition, Stephen Kinnock, qui travaille en Suisse, passait plusieurs jours par semaine auprès de sa famille à Copenhague. Le couple n’avait pas déclaré le nombre exact de week-ends que passait Stephen Kinnock au Danemark, ce qui lui permettait de ne payer des impôts qu’en Suisse, où ceux-ci sont parmi les plus faibles d’Europe. Lorsque le scandale avait éclaté, le couple s’était excusé pour cette "erreur" commise "par mégarde".

Mais la presse ne s’est pas arrêtée là. Alors que Helle Thoring briguait le poste de premier ministre fin 2011, la rumeur fut lancée que le couple se séparait et que Stephen Kinnock était homosexuel. Son épouse s’était alors empressée de démentir. Depuis l’élection de sa femme en octobre 2011, Stephen Kinnock ne fait plus parler de lui dans la presse. Pour combien de temps ?

Elvira Fernandez Balboa, la discrétion à l’espagnole

L’épouse du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy était quasiment inconnue lorsque que son époux était chef de l’opposition. Depuis qu’elle réside au Palais de la Moncloa – résidence officielle du Président du gouvernement espagnol – Elvira Fernandez se montre beaucoup plus souvent aux côtés de son mari lors de ses déplacements officiels. Elle a toutefois l’intention de rester discrète au sujet de sa vie personnelle et souhaite avant tout s'occuper de sa famille.




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