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Les vacances pour oublier la crise

mardi, 3 juillet, 2012 - 14:52

Tandis qu'on pensait le secteur du tourisme fortement impacté par la crise, on découvre que les Européens, dans l'ensemble, voyagent toujours autant. Même s'ils vont moins loin.

 Chronique sur RFI - Vacances des Européens by Myeurop

Les juillettistes commencent à étendre leurs serviettes le long des plages. Les aoûtiens, billets et réservations en poche, trépignent déjà d'impatience. Dans les discussions au bureau, au café, il n'est question que de vacances.

Et la crise? Jusqu'à présent, entre 2008 et 2011, le nombre de voyages est resté relativement stable en Europe. Voilà une nouvelle pour le moins réjouissante. Un rapport de l'Eurostat publié le 28 juin souligne la résilience du secteur touristique.

Si la crise financière a eu un impact, c'est sur les voyages d'affaires. Les voyages d'agrément, eux, n'ont pas bougé et sont toujours assurés par les mêmes personnes : les Allemands, les Français, les Anglais et les Espagnols qui ont effectué, à eux seuls, les deux-tiers des 1,2 milliard de voyages réalisés par les Européens.

Découvrir son pays, ou partir à l'autre bout du monde

Pour autant, tous ne partent pas se dorer la pilule aux Bahamas et certains choisissent de découvrir les trésors cachés de leur propre pays : les causses de Lozère, la Galice espagnole ou la bucolique Toscane. Roumains en tête, puis Espagnols, Portugais et Français, limitent pour la plupart leur destination au territoire national et réalisent ainsi de sérieuses économies.

A l'inverse, les Luxembourgeois, les Belges, les Slovènes, les Néerlandais et les Autrichiens, préfèrent voyager à l'international. Un choix que peuvent expliquer deux facteurs : le budget et le soleil. On dispose de plus de moyens au Nord qu'au Sud… mais aussi d'une météo moins clémente. Les vacanciers belges ont, par exemple, au vu de la pluie printanière, réservé leurs vacances plus tôt que d'habitude en direction du soleil. Espagne, Turquie, Tunisie verront donc les Belges affluer cet été.

2012, l'année de la rupture ?

Même si la crise a eu, pour l'instant du moins, peu d'effets sur le tourisme, le baromètre annuel Ipsos/Europ Assistance du 24 mai s'est montré pessimiste pour 2012. Seuls 58 % des Européens ont l'intention de partir au moins une fois en vacances entre les mois de juin et septembre. Une baisse de 8 % par rapport à l'an dernier. Cette année pourrait bien augurer une rupture.

Pour le moment, 66 % des Espagnols ont prévu de voyager cet été (TNS), même si 80 % opteront plutôt pour une destination nationale. Quant aux jeunes adultes Suisses, selon un autre sondage, ils partiront en vacances deux semaines maximum, en Suisse ou dans les pays voisins. Quant aux Français, ils sont à 70% déterminés à partir, crise ou pas, en vacances.

Leur objectif ? De la détente avant tout. Même si un quart des sondés déclare vouloir profiter de l'été pour faire des rencontre amoureuses. Une aspiration qui dépasse sans doute les frontières suisses…
 




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