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L’UKIP s’installe dans le paysage politique britannique

vendredi, 3 mai, 2013 - 16:05

Avec 23% des voix aux élections locales, le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni talonne les travaillistes et les conservateurs: son leader Nigel Farage a réussi à faire de l'UKIP, parti anti-européen, la troisième force politique du pays. Le Premier Ministre conservateur David Cameron dit vouloir travailler dur pour regagner les électeurs perdus.

"Nous avons été traités de tous les noms par tout le monde, maintenant ils sont choqués et sonnés!", a explosé Nigel Farage, le responsable du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, à l’annonce des premiers résultats des élections locales britanniques de jeudi, dont le résultat a été annoncé vendredi.

Les gens qui ont voté pour nous ont rejeté l’establishment et ils ont eu bien raison de le faire. (..) Mais votent-ils pour faire un bras d’honneur et pour crier fort ou parce que nous proposons des alternatives politiques positives? Je ne crois pas que ces votes partiront facilement."

Avec 23% de l’ensemble des votes, le parti talonne le parti travailliste (29%) et le parti conservateur (25%). Une performance qui lui permet d’ajouter 139 élus locaux aux 7 qu’il détenait jusqu’alors dans le pays. L'UKIP, qui avait déjà frappé un grand coup en mars dernier lors d’une élection législative partielle, apparaît aujourd’hui comme la troisième puissance politique nationale. Les libéraux-démocrates ont quant à eux retrouvé leur niveau d’avant la dernière élection générale, qui leur avait permis d’être aujourd’hui au sein de la coalition gouvernementale: 14% des votes.

"Cinglés et racistes inavoués"

Le Premier Ministre David Cameron, qui a perdu 335 élus locaux et n’en possède plus que 1.116, a donc tendu la main à ces électeurs perdus. Celui qui les avait qualifiés de "cinglés et racistes inavoués" a admis hier qu' "il n’était pas bon d’insulter les partis politiques pour lesquels les gens votent (..) et nous allons travailler très dur pour les regagner".

"Ils veulent que nous fassions plus pour soutenir ceux qui travaillent dur, a-t-il poursuivi, que nous agissions davantage sur le coût de la vie, sur le cours pris par l’économie, que nous abaissions l’immigration, que nous arrangions le système de prestations sociales". Le responsable conservateur a ainsi tout simplement confirmé qu’il comptait poursuivre la politique mise en place depuis son arrivée au pouvoir en mai 2010.

La progression enregistrée par l’opposition travailliste et son leader Ed Miliband (+291 élus pour un total de 538) n’a quant à elle pas été à la hauteur des espérances. Le jeune responsable devra assurément convaincre les Britanniques de la capacité du parti travailliste à bien gérer l’économie du pays, principal point d’interrogation des électeurs, s’il entend reprendre le pouvoir en mai 2015.




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