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Le marché noir européen ne profite pas de la crise

lundi, 13 mai, 2013 - 17:02

Le poids de l'économie souterraine diminue pour la troisième année consécutive en Europe. Une courbe qui n'est pas prête de s'inverser pour le plus grand bien des Etats endettés.
 

L'économie parallèle en Europe continue sa chute. Ce sont les conclusions du rapport Visa publié lundi 13 mai. Entre 2003 et 2013, l'économie informelle représentait l'équivalent 22,4 % du PIB de l'Europe. Elle passe désormais à 18,4 %.

Malgré le moral en berne des pays européens sur le plan économique, les peuples ne semblent pas être enclins à entreprendre une activité supplémentaire payée au noir. Cette tendance devraient même se poursuivre, selon  Friedrich Schneider, professeur d'économie à l'université de Linz en Autriche, et auteur de l'étude. Une baisse qui s'explique en partie par les mesures prises par les différents pays européens pour lutter contre la fraude fiscale.

2.175 milliards d'euros au "black"

La construction et le commerce restent les grands secteurs du marché noir tous pays confondus. Des milieux où les transactions en liquide sont monnaie courante depuis longtemps.

Une étude qui vient démentir les idées reçues. Longtemps, on a accusé le marché noir d'être une manne capable de soutenir l'économie espagnole. Même si la part de l'économie parallèle est élevée (l'équivalent de 18,6 % du PIB), elle reste inférieure aux pays de l'Est comme la Blugarie (31,2 % du PIB), la Roumanie (28,4 % du PIB) ou l'Italie (21,6 % du PIB).

La France conserve une place honorable et passe pour la première fois sous la barre des 10 % en PIB (9,9 %).

Si on aditionne les montants générés par l'économie au noir en l'Allemagne, France, Italie, Espagne et Royaume-Uni, cela représentait quand même la somme impressionnante de 2.175 milliards d'euros en 2012…  




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