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Immobilier : Londres, Paris et Munich, villes les plus chères d’Europe

jeudi, 20 juin, 2013 - 16:02

Pour l'immobilier, Paris occupe le haut du classement des villes les plus chères d'Europe, juste derrière Londres. Le cabinet Deloitte publie aujourd'hui une étude sur le prix du mètre carré dans les villes de 12 pays de l'Union européenne. Selon le rapport, la récession économique a accentué les écarts de prix entre les pays.

Paris, l'une des plus belles villes d'Europe, est également l'une des plus chères ! Dans sa deuxième édition du Property Index, le cabinet Deloitte a classé les villes européennes en fonction du prix de l'immobilier. Ainsi, en 2012, Londres et Paris occupent le haut du palmarès. Loin derrière, on retrouve la ville de Munich suivie de Moscou, Milan, Rome, Lyon et Marseille.

Londres atteint des records

Londres demeure la ville européenne la plus onéreuse. Selon le cabinet Deloitte, le coût de l'immobilier au Royaume-Uni a progressé de 13,5% par rapport à 2011. Résultat, le prix moyen au mètre carré atteint 10.000 euros dans le centre de Londres. Le coût moyen d’un appartement dépasse la barrière du £1 million, soit 1,15 million d’euros, poussé par une demande toujours plus importante que l’offre. Les propriétés restent sur le marché en moyenne 4,6 semaines, une situation qui n'a pas été atteinte depuis 2007, soit avant la crise.

Si les chiffres londoniens ont permis à l’Angleterre et au Pays de Galles d’enregistrer une hausse des prix de 0,3% en avril, la demande a également progressé en dehors de la capitale pour le troisième mois consécutif, selon les analystes immobiliers de chez Hometrack. Pour son directeur de la recherche, Richard Donnell,

Le marché s’améliore, les propriétés sont moins nombreuses que la demande, les prix progressent donc. L’annonce récente d’une croissance économique lors du premier trimestre et les mesures gouvernementales en faveur de l’immobilier devrait accentuer cette tendance au cours des prochains mois".

Le prix moyen d’un logement neuf se situe à £233.822 mais les variations géographiques restent importantes. Ainsi, lorsque l'on s'éloigne de la métropole, le prix du mètre carré passe à 6.000 euros dans le Grand Londres. Dans le nord, le prix moyen du neuf est inférieur de 10% aux tarifs de 2007, à £157.190, tandis qu’il a progressé de 29% à Londres, à £321.408. Depuis cinq ans, les prix ont baissé dans six des dix régions du pays.

Paris vaut de l'or

Depuis 2008, la ville de Paris résiste à la triste conjoncture avec un prix du mètre carré qui stagne à 8.300 euros. En France, les prix du logement ont continué de grimper mais de manière modérée avec +2,5% pour 2012. Un renforcement des prix étonnant alors que croissance et pouvoirs d'achat stagnent, que le chômage ne cesse d'augmenter et que le pessimisme des Français n'a jamais été aussi intense.

Début 2013, les analystes ont cru voir un terme à cette exception parisienne. Selon le baromètre des prix de l'immobilier neuf, le mois d'avril a fait plus qu'annuler les hausses des mois précédents. Avec des baisses de 9 à 11% en un mois selon la surface. Sur six mois, le prix d'un studio neuf a chuté de 12,5% et revient, en prix moyen, à 308.000 € (ce qui reste quand même élevé) tandis qu'un trois pièces se négocie désormais autour de 670.000 €.

Mais le 28 mai, les notaires franciliens ont levé le voile sur les chiffres de l'immobilier à Paris au premier trimestre 2013. Selon le site Evous, leurs données sont plus fiables car elles se basent sur les transactions réelles et non sur les prix d'agence. Malgré des ventes en chute libre, les prix résistent encore et toujours avec +0,1% sur les appartements anciens. Le coût moyen de ces appartements reste donc fixé à 8.260 euros le mètre carré. L'Ile-de-France reste toutefois à la baisse, avec tout de même un prix moyen du mètre carré de 5.500 euros.

Munich, la riche provinciale

Loin derrière Londres et Paris, la ville de Munich en Allemagne fait de l'ombre à la capitale berlinoise. Affichant un prix moyen de 5.000 euros le mètre carré, les logements sont trois à quatre fois plus chers que dans le reste du pays. Reste que rapporté au niveau de vie, Munich se distingue des autres villes européennes par son accessibilité. Comme à Copenhague au Danemark, acquérir un 70m² standard à Munich représente seulement deux ans de salaire brut, contre presque dix ans en France.

Selon Deloitte, le prix de l'immobilier a grimpé de 9,1% en Allemagne en 2012. Dans cette course folle, la ville de Berlin semble rattraper Munich.

Dans le ciel de la capitale, les grues tournoyant à longueur de temps peinent à satisfaire la demande. C'est le revers de la popularité croissante de la capitale allemande. Le temps d'un Berlin bon marché est donc révolu. En 2012, la flambée du prix d'achat du mètre carré a frôlé les 10%.Encore relativement abordable par rapport aux autres métropoles européennes, elle est prise d'assaut par les investisseurs étrangers, qui participent à la hausse générale du prix du mètre carré.

Les provinces au même rang que les capitales

Avec une flambée de 11% en 2012, la capitale Moscou occupe la quatrième place du classement Deloitte pour l'année 2012. Le prix du mètre carré, qui avoisine les 4.000 euros, doit toutefois être rapporté au niveau de vie. Comme en France, l'accès à la propriété en Russie est difficile. Il faudra plus de dix ans de salaire brut à un russe pour acquérir un 70m² standard.

Bien que l'Italie enregistre une baisse de 3,6% du coût de l'immobilier, la ville de Rome conserve un prix du mètre carré important, proche des 4.000 euros. Le cabinet d’études économiques Nomisma prévoit pour l'Italie, frappée de plein fouet par la crise, une nouvelle baisse de 5,2% d’ici fin décembre 2013.

Dans le reste de l'Union européenne, les villes de province sont également en proie à la flambée immobilière. A l'instar de Munich, les villes de Lyon et de Marseille en France figurent en septième et huitième position au palmarès, avec un prix du mètre carré d'environ 4.000 euros. En Italie, Milan dépasse même de peu Rome, la capitale.




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