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Allemagne : la police en flagrant délit de violence gratuite

vendredi, 28 juin, 2013 - 13:36

Des policiers qui tabassent un toxicomane au sol et menotté: la vidéo postée hier par le journal Rhein-Zeitung a choqué les Allemands. Les autorités ont promis une enquête. (article+VIDÉO).

La vidéo tourne en boucle sur les chaines de télé allemandes. Brève -23 secondes- mais éloquente. Une rue de la petite ville de Westerburg (Rhénanie-Palatinat), une voiture de police garée, et des policiers, en uniforme, qui molestent un homme au sol. Leur victime est menottée dans le dos, a priori inoffensive.

Des quatre agents -trois hommes et une femme-, deux frappent tandis que les deux autres s'abstiennent d'intervenir.

Les images, tournées et enregistrées par un témoin via son téléphone portable, ont été publiées hier, jeudi 27 juin, par le journal allemand Rhein-Zeitung. Les faits remonteraient en fait, selon la police, au 22 mai dernier.

La victime, sur laquelle pleuvent les coups de pieds des policiers, est un jeune homme de 27 ans, accusé de divers délits liés au trafic de drogue. Preuve de la violence de cette arrestation peu académique, le prévenu a finalement fini à l’hôpital, son état justifiant des soins.

Si une enquête a été ouverte, les deux policiers incriminés n’ont toujours pas été inquiétés, sinon simplement mutés dans un autre service. La vidéo de cette violence policière gratuite a provoqué de vives réactions dans les médias allemands. Le ministre de l’Intérieur de Rhénanie-Palatinat, Roger Lewentz (SPD), a promis hier une enquête approfondie.

La police allemande n'en est pas à sa première bavure liée à la violence de ses agents. En 2010, un rapport de l'ONG Amnesty international dénonçait déjà un "climat d'impunité et une absence de responsabilisation" au sein des forces de police et notait

le manque de détermination du gouvernement allemand à mener des enquêtes approfondies sur les allégations de mauvais traitements et de recours excessif à la force imputables à des policiers."

Trois ans plus tard, les coups se suivent et se ressemblent.




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