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Les jeunes Anglais ne veulent pas rompre avec l’Europe

lundi, 16 décembre, 2013 - 13:01

LE CHIFFRE DU JOUR / Le nouveau visage du Royaume-Uni sera peut-être pro-européen. Selon un récent sondage, 41% des 18-24 ans ne veulent pas quitter l'Union européenne. Pour eux, sortir de l'UE risquerait d'être un frein pour leur avenir professionnel.

La Grande-Bretagne de demain sera-t-elle europhile ? Oui, si l'on en croit les résultats d'un récent sondage, publié par l'ICM Research. 41% des 18-24 ans ne souhaitent pas quitter l'Union européenne (UE) et sont pour "une adhésion ferme du Royaume-Uni" nous apprend le journal The Independent. Ils ne sont que 32% à vouloir en sortir. La raison majeure de cet engouement ? La crainte qu'un retour en arrière ne nuise à leur avenir professionnel.

La jeunesse britannique semble enthousiaste à l'idée de travailler à l'étranger. La libre circulation des individus est un droit auquel les 18-24 ans sont attachés. Ces derniers comprennent qu'un tel système fonctionne dans les deux sens. Ils voient d'un mauvais oeil la montée en puissance de discours hostiles à l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l'Union européenne. Les propos de certains députés risquent, selon eux, de réveiller les tensions communautaires au sein du pays.

Ce sondage, met en évidence le fossé générationnel entre les jeunes et les moins jeunes sur l'Europe. Les eurosceptiques sont généralement les plus âgés (35% des plus de 65 ans veulent sortir de l'union). Cette tension entre les classes d'âge devrait atteindre son paroxysme en 2017, si le référendum voulu par David Cameron sur une éventuelle sortie de l'UE se tient.

La menace venue de l'Est

Seniors et autres conservateurs de tous poils craignent l'invasion prochaine des Bulgares et des Roumains. Les deux pays intégreront pleinement l'Union européenne le 1er janvier 2014 et leurs habitants pourront enfin avoir les mêmes droits que les autres membres de l'UE. Ils pourront ainsi bénéficier des mêmes droits, sur le plan professionnel, que les autres Européens s'ils s'installent au Royaume-Uni. Le code du travail britannique ne s'applique aujourd'hui pas à ces pays. Un Bulgare, par exemple, ne peut prétendre qu'à un poste de saisonnier ou à travailler en indépendant.

Les études paranoïaques se multiplient pour tenter de savoir combien d'étrangers vont prendre le travail des braves citoyens anglais. Un rapport, issu du think tank américain The Democracy Institute, avance le chiffre 77.000 nouveaux migrants tous les ans qui viendraient après le 1er janvier 2014 de Bulgarie et de Roumanie. Ils seraient déjà 385.000 à attendre impatiemment cette date pour envahir l'île. L'institut indépendant britannique Migration Watch parle plutôt de 50.000 nouveaux entrants.

Les gouvernements bulgare et roumain tentent de calmer le jeu et assurent que les chiffres seront bien plus faibles. David Cameron, lui, prépare dans son coin une série de mesures visant à contrôler cette supposée arrivée massive. La Coalition au pouvoir souhaiterait soumettre à Bruxelles un plafond annuel de nouveaux entrants dans les pays membres de l'UE.

A ce jour, près de 106.000 migrants, issus de l'Union européenne, se sont installés au Royaume-Uni selon l'Office nationale des statistiques britanniques (ONS). David Cameron aimerait voir se chiffre ramené… à 30.000 en mettant en place des procédures de contrôles plus sévères. 




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