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Les cinq personnalités européennes qui ont marqué 2013

mercredi, 18 décembre, 2013 - 17:19

Myeurop vous propose, en cette fin d'année, sa liste des cinq personnalités qui ont marqué l'actualité politique en 2013.

Christiane Taubira : la progressiste

C'est LA personnalité politique de l'année en France. Christiane Taubira, ministre de la Justice, s'est battue sur tous les fronts en 2013. Elle se fait connaître du grand public avec une réforme : celle ouvrant le mariage et l'adoption aux homosexuels. Le débat divise la France, d'un côté les antis et de l'autre les pros mariage gay. La ministre, elle, lutte bec et ongles sur le terrain politique pour convaincre ses collègues du Parlement de voter le texte de loi (Cliquez sur la photo pour avoir accès à la vidéo). Le 23 avril 2013, la France deviendra l'un des rares pays d'Europe à autoriser le mariage entre couples du même sexe.

Mais Christiane Taubira n'est pas au bout de ses peines. Contre la surpopulation carcérale, la ministre plaide pour un recours plus systématique aux "aménagement de peine sous écrou" (bracelet électronique, placement à l'extérieur, semi-liberté…). Là encore, elle est sévèrement critiquée, notamment par son collègue au gouvernement Manuel Valls. La droite l'accuse de vouloir remettre en liberté tous les criminels de France. Pourtant, elle ne fait que s'inspirer de la réussite du modèle carcéral suédois.

Le journal réactionnaire Minute fait de la ministre sa tête de turque et publie une Une raciste "sous couvert d'humour". Le soutien des politiques et autres personnalités des médias arrive tardivement. Sacrée femme de l'année par le magazine Elle, Christiane Taubira renfilera ses gants de boxe dès avril prochain pour défendre, à l'Assemblée nationale, son projet de loi sur la réforme carcérale.

Berlusconi : le mort-vivant

2013 aura également été l'année du Cavaliere. Ou plutôt, l'année de sa décadence. Tout avait pourtant si bien commencé pour Silvio. Son come back politique pour les législatives était une réussite. La cure d'austérité infligée par Mario Monti n'a pas été digérée par les Italiens. Résultat, le Peuple de la liberté (nom du parti de Berlusconi) s'offre une honorable seconde place aux élections avec 24% des suffrages. Déjà, la presse internationale craint le retour aux affaires du Cavaliere.

Mais c'était sans compter les juges italiens. L'ex chef du gouvernement est rattrapé par ses affaires. Une première condamnation en appel de quatre à cinq de prison associée à une peine d'inéligibilité lui tombe sur le coin du nez. Qu'à cela ne tienne, Berlusconi se pourvoit en cassation. Puis vient le second coup de semonce. Le Cavaliere est accusé d'incitation à la prostitution sur mineure et d'abus de pouvoir. Il écope d'une peine de sept ans de prison associée à une interdiction à vie d’exercer une fonction publique. L'étau se resserre.

Silvio Berlusconi tente l'ultime coup de poker en demandant aux ministres issus de son parti de quitter le gouvernement formé par Enrico Letta. Ce dernier réplique et pose la question de confiance au parlement italien. Le vote lui est favorable. Berlusconi est K.O debout. Son grand âge (77 ans) lui évite la prison. Il est cependant condamné à 2 ans de travaux d’intérêt général. Mais n'enterrez pas la dépouille du Cavaliere trop vite. Dans une interview accordée à nos confrères d'Europe 1, ce dernier dénonce un complot des juges en Italie et promet une « révolution » si on tentent de le mettre sous les barreaux (cliquez sur la photo pour voir la vidéo). 


Pape François : le fantaisiste

Face à la crise politique, les Italiens ont pu se consoler avec l’élection d'un nouveau pape. Le 28 février 2013, Benoit XVI annonce sa démission. Un événement d'une ampleur capitale pour la communauté catholique. La dernière renonciation remonte à 1405. Il faudra moins de deux semaines aux cardinaux pour élire son successeur.

Le 13 mars 2013, Jorge Maria Bergolio, devient le chef de l'Eglise Catholique. Un Saint Père un peu à part qui depuis son élection ne cesse de surprendre tout le monde. Ainsi le Pape François touche par sa grande humilité en allant nettoyer les pieds de prisonniers quelques jours après son élection. Il renouvelle la communication papale et passe des coups de fils à ses fidèles sans l'autorisation de son entourage. Le selfie n'a d'ailleurs aucun secret pour le Saint Père qui n'hésite pas à poser avec une bande de jeunes.

En juin dernier, on le retrouve bénissant une horde de motards venus lui rendre visite en Harley Davidson. Ces derniers lui remettront même deux motos, qu'il vendra pour donner l'argent aux plus pauvres. Agé de 77 ans, le Pape François offre un véritable coup de jeune à l'Eglise et brille par son originalité. Le magazine Times l'élit d'ailleurs l'homme de l'année 2013.

Angela Merkel : la patronne

Et un, et deux, et trois mandats. Mutti, comme la surnomme les Allemands conserve son statut de femme la plus puissante au monde en étant réélue chancelière avec 41% des suffrages. La mère poule du peuple allemand n'en fini pas de générer l'admiration chez certains et la haine pour d'autres en Europe.

Responsable de la cure d'austérité infligée aux pays du Sud, Angela demeure pour son peuple celle qui sait protéger leurs intérêts. Quitte à mettre de côté la "solidarité" qui lie les pays membres de l'UE. Cette année encore, on a pu en avoir l'exemple lors des négociations portant sur les panneaux chinois implantés en Europe.

Mais c'est cet art du compromis qui lui permet aujourd'hui d'être à la tête d'une grande coalition avec le SPD.  L'Allemagne doit même prochainement mettre en place un salaire minimum.

Erdogan : le réactionnaire

Inconnu du grand public jusqu'en juin dernier, Recep Tayyip Erdogan, chef du gouvernement turc, est responsable de la violente répression des manifestations de la place Taksim (cliquez sur la pohoto pour voir la vidéo). Instigateur des nombreux projets pharaoniques qui pullulent dans les grandes villes turques (construction de la plus grande mosquée du monde, du plus grand aéroport du monde…) Recep Tayyip Erdogan veut redonner de sa superbe légendaire à la Turquie.

S'il contribue au rayonnement économique du pays, le chef du gouvernement prône un discours conservateur pro Islam.

On l'accuse également d'alimenter en arme les rebelles syriens proche d' Al Qaïda. Celui qui dit vouloir "former une jeunesse religieuse" et non pas une "jeunesse droguée" vient à peine de reprendre les négociations avec l'Union européenne (UE) dans le but de la rejoindre.

Un premier pas semble avoir été opéré par Bruxelles. La Turquie s'est engagée à accepter sur son territoire le retour des migrants clandestins expulsés par les Européens. En échange, l'UE a accepté de garantir, dans un délai de trois ans et demi, la libre entrée des Turcs dans les Etats membres.

 

Crédits Photos :

Pour Chrisitane Taubira, PDN/SIPA

Pour Silvio Berlusconi, Alessandra Tarantino/AP/SIPA 

Pour Angela Merkel, Jens Meyer/AP/SIPA 

Pour Recep Tayyip Erdogan, AP/SIPA




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