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À voir en Europe: art cinétique et café turc

lundi, 3 mars, 2014 - 17:01

Que faire cette semaine à Bruxelles, Paris, Londres ou Istanbul? Expos, concerts, ciné, spectacles et inclassables: les coups de cœur de nos correspondants en Europe.

Art cinétique à Londres, lettres d'amour au musée des manuscrits bruxellois, cinéma érotique au festival Offscreen ou art minimal à Sérignan: nos idées sorties pour la semaine. 


L'art cinétique à Londres

> Les œuvres sont en mouvement. Elles tournoient, vacillent, cliquettent, se balancent, émettent de la lumière, tremblotent, se retournent. Nous voici revenus entre les années 1948 et 1979: des artistes, venus aussi bien des continents américains que d’Europe, intègrent de petits moteurs à des œuvres qu’ils veulent changeantes, quand elles ne requièrent pas l’aide du spectateur, du vent et même du soleil.

L’art cinétique, une expression adoptée à partir du milieu des années 50, est né de la suite du mouvement futuriste italien des années 1910 et de certains artistes tels Marcel Duchamp ou Alexandre Calder, dont les mobiles s’avèrent être les plus évidentes représentations.

Turn Me On, exposition rare organisée par Christie’s, à l’occasion d’une vente privée, montre clairement le côté kitsch de ces œuvres, qui ont pour la plupart mal vieilli. Entrer dans cette galerie, c’est comme replonger dans le monde de l’après-guerre aujourd’hui disparu, avec une note de nostalgie ou de curiosité, selon si l’on a, ou pas, connu la période.
Turn Me On, Chritie’s Mayfair, 130 New Bond Street, Londres. Jusqu’au 7 avril.
 


Présentation (en anglais) de Turn Me On
 

Limon Dance à Istanbul

> La célèbre compagnie américaine de danse Limon Dance Compagny, est de passage à Istanbul les 7 et 8 mars au centre culturel Iş Sanat. La compagnie formée il y a 60 ans, a depuis fait ses preuves en matière de technique de danse contemporaine, le chorégraphe José Limon ayant même donné son nom à une méthode d'entraînement désormais célèbre aux États-Unis la "Limon Technique". 

Leur répertoire oscille entre travaux classiques et directives commandées par des chorégraphes contemporains. La compagnie propose un spectacle différent par représentation.
Limon Dance Compagny, les 7 et 8 mars à Iş Sanat à 20 heures

> Si vous vous baladez dans Istanbul ces jours-ci, arrêtez-vous dans la galerie d’art Alba Galerie, située dans le quartier de Galata. L’exposition "Le café turc: Culture et Tradition" retrace l’histoire du café en Turquie depuis l’ouverture de son premier café au XVIème siècle.

À travers une présentation de livres, de cartes postales et d’objets traditionnels, la galerie vous invite à un voyage dans le temps et vous donne les secrets de fabrication de ce café aux saveurs orientales, enregistré au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2013.
Le café turc: Culture et Tradition, Alba Galerie jusqu’au 10 mars 2014. Entrée gratuite.
 

Lettres d'amour et culture engagée à Bruxelles

Trois jours de culture engagée et gratuite, ça ne se rate pas: du 6 au 8 mars, le Festival Regards Croisés est de retour au Théâtre Marni, avec sa sélection de documentaires, spectacles, débats et bonne musique. Tout au long du festival, une expo à découvrir: la série Minus de Marc Abel, paysan, photographe et plasticien breton.
Festival Regards Croisés, du 6 au 8 mars au Théâtre Marni

Férus des mutiplexes, passez votre chemin ou préparez-vous à découvrir une nouvelle dimension du cinéma. Comme chaque année, le Festival Offscreen propose des dizaines de films de tous genres et tous strictement non conformistes. Invité spécial: le réalisateur, scénariste et producteur américain Radley Metzger, auteur de classiques du cinéma érotique des années 60 et 70, qui donnera une master class le 8 mars à 17h00.
Festival Offscreen, du 5 au 23 mars dans quatre salles du centre de Bruxelles.

> "Je n’ai rien à dire sinon que je t’aime", écrivait Léon Bloy à sa fiancée Jeanne Molbech en 1889. La phrase donne le titre à l’exposition en cours au Musée des Lettres et des Manuscrits. Ce "petit frère" de l'homologue et éponyme lieu parisien a été inauguré en 2011 dans la magnifique Galerie de la Reine, en plein centre de Bruxelles. Jusqu’au 16 mars sont exposées des dizaines de missives, traces brûlantes des amours qui lièrent George Sand et Frédéric Chopin, Juliette Drouet et Victor Hugo, Jean Cocteau et Jean Marais et bien d’autres encore.
Exposition "Je n’ai rien à dire sinon que je t’aime", jusqu’au 16 mars
 

Un Belge d'adoption à Sérignan, un Américain à Paris

Au coeur de la petite cité languedocienne de Sérignan, le musée Régional d'Art Contemporain rend hommage à Peter Downsbrough. Un artiste discret, pourtant figure essentielle du courant minimaliste. L'exposition, la plus importante qui lui ait été consacrée en France, présente les différentes facettes de sa démarche: sculpteur, photographe, vidéaste, ou même maquettiste (il est architecte de formation). "Il a développé dès le milieu des années 60 un vocabulaire conceptuel, travaillant à partir d'éléments très simples, d'une grande modestie" explique la directrice du lieu et commissaire, Hélène Audiffren. 

Des barres métalliques dans l'espace, des lettres au sol, des mots coupés, interjonctions interrompues, des lignes noires sur des murs blancs: les œuvres explorent l'épure, tout en créant parfois d'imposants volumes. "Le travail que je mène dans l'espace permet au spectateur de se balader au coeur des oeuvres, de les regarder depuis l'intérieur, dans un dialogue entre le public et l'espace créé par quelques lignes", explique l'artiste. Des installations monumentales aux maquettes de carton, le parcours est dense. 
Peter Downsbrough, du 01 mars 2014 au 11 juin 2014, au Mrac de Sérignan (Hérault)


Peter Downsbrough, AND HERE AS OR SET, four corner piece, 2013. Courtesy de l'artiste et de la Galerie Martine Aboucaya, Paris. Production MRAC – LR, Sérignan. © Peter Downsbrough and Artists Rights Society (ARS), New York. Photographie J-P Planchon.

> Le Grand Palais, à Paris, consacre une rétrospective à l'un des plus célèbres représentants de l'art vidéo: Bill Viola. Tableaux en mouvement et installations monumentales, vingt oeuvres, créées de 1977 à aujourd’hui, sont présentées sur une trentaine d'écrans, pour des heures d'images. L'Américain, qui dit dit "être né avec la vidéo", explore des questions métaphysiques majeures qui structurent l'itinéraire muséal en trois temps: Qui suis-je? Où suis-je? Où vais-je? 
Bill Viola au Grand Palais, Galeries nationales, à Paris, du 05 mars au 21 juillet.
 


Article publié le 4 mars actualisé le 5 mars 2014.




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