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Obésité : un enfant européen sur trois est concerné

vendredi, 3 juin, 2016 - 13:39

L'obésité progresse chez les jeunes Européens. Le surpoids et l'obésité infantile ont des conséquences potentiellement grave pour la santé du futur adulte. Un rapport tire la sonnette d'alarme et insiste sur l'importance de la prévention, dès le plus jeune âge.

L'obésité infantile, un problème réservé aux jeunes Américains ? Un rapport publié cette semaine par les chercheurs de la United European Gastroenterology (UEG) vient battre en brèche certains préjugés. En Europe, un enfant âgé de 6 à 9 ans sur trois souffrirait ainsi de surpoids ou d'obésité. Une situation alarmante, avec des disparités importantes selon les pays. Les pays du Sud de l'Europe sont les plus touchés : plus de trois garçons espagnols de 11 ans sur dix sont en surpoids et une fille italienne sur quatre est concernée. Selon un autre rapport établi par l'OCDE, les enfants grecs sont les plus touchés par le surpoids infantile de par le monde. La France fait relativement mieux que ses voisins latins : seul un enfant sur cinq est en surpoids, et moins de 4% sont obèses.

Selon l'étude de l'UEG, la population européenne gagnerait 1,5 kg tous les dix ans, depuis le milieu des années 1970. Si rien n'est fait pour enrayer ce phénomène, le nombre d'enfants obèses pourrait ainsi passer de 41 millions à 70 millions en Europe d'ici à 2025. Alors que neuf enfants obèses sur dix le resteront à l'âge adulte, les spécialistes rappellent l'importance de la prévention, et ce dès le plus jeune âge.

La prévention, un élément déterminant

Malbouffe, excès de graisses et de sucres, substituts au lait maternel de faible qualité… Les facteurs aggravants sont nombreux et contribuent au développement de pathologies inflammatoires de l'intestin, comme la maladie de Crohn, aux conséquences encore plus sévères chez l'enfant que chez l'adulte. L'obésité infantile favorise également l'apparition précoce de diabète ou de maladies cardiovasculaires, mais aussi, plus tard, de troubles musculo-squelettiques, voire de certains cancers.

Alors qu'en France, l'Etat dépense 5,6 milliards d'euros par an pour le traitement de ces maladies, ce qui représente un doublement des coûts depuis 1992, les professionnels de santé insistent sur le rôle de la prévention. Manger équilibré, et ce dès les deux premières années de la vie, permet de diminuer les risques de contracter des maladies inflammatoires de 10%. Le rôle des parents apparaît plus que jamais déterminant : à eux de faire varier les menus et d'inciter leurs enfants à pratiquer une activité physique régulière.




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