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Qualité de l’air dans les capitales européennes : les bons et mauvais élèves

jeudi, 9 juin, 2016 - 15:14

L'institut Eurostat a sondé les habitants des principales métropoles européennes : quel est leur niveau de satisfaction quant à la qualité de l'air dans leur ville ? Si les résultats sont globalement satisfaisants, ils laissent entrevoir de larges disparités. Paris arrive en queue de peloton.

And the winner are… Les villes de Vienne, Dublin et Helsinki se partagent le podium d'une enquête publiée par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne, qui a sondé les habitants de 83 métropoles européennes sur leur appréciation de la qualité de l'air dans leur lieu de résidence. Les capitales autrichienne, irlandaise et finlandaise recueillent chacune 88% d'impressions positives de la part de leurs habitants.

 

D'une manière générale, les citadins interrogés par Eurostat en 2015 s'affichent satisfaits de la qualité de l'air dans leur ville. Une majorité d'habitants plébiscitent ainsi l'air qu'ils respirent dans 20 des 28 capitales de l'Union européenne. De fortes disparités subsistent néanmoins selon les métropoles. En queue de peloton, les villes de Rome (32%), Madrid (31%), Sofia (28%) ou encore Bucarest (22%) affichent les taux de satisfaction les plus bas.

 

L'enquête menée par Eurostat s'attachait également à mesurer le taux de satisfaction ressentis vis-à-vis des nuisances sonores. Selon ce critère, le classement des villes est sensiblement égal à celui mesuré pour la qualité de l'air : Helsinki (81%), Luxembourg (79%) et Vienne (78%) forment le trio de tête. Bucarest (31%) et Sofia (36%) ferment la marche.

 

Paris : peut mieux faire

 

Les habitants de la capitale française ont également été sondés par Eurostat. Leur verdict est sévère. Concernant la qualité de l'air, seuls 3 Parisiens sur 10 affichent leur satisfaction. En revanche, ils sont un peu plus de la moitié (52%) à plébisciter les niveaux sonores de la capitale. Le Bureau européen de l'environnement (BEE) avait ainsi, en 2015, mis en garde la capitale française sur les niveaux de concentration de particules fines (PM10) et de dioxyde d'azote (NO2), qui restaient supérieurs aux seuils réglementaires européens.

 

La mairie de Paris a déjà émis une série d'interdictions de circulation visant les cars, autobus et poids lourds dépassant une certaine date de mise en circulation. Ces interdictions devraient être étendues, à partir du 1er juillet 2016, à une série plus large de véhicules.


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