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La Grèce ploie sous les demandes d’asile

jeudi, 4 août, 2016 - 11:10

Malgré la fermeture de la « route des Balkans », les arrivées de migrants ne se tarissent pas en Grèce. Sommés de déposer une demande d'asile dans le pays pour ne pas être expulsés en Turquie, ceux-ci doivent attendre de longues semaines que leur demande soit traitée.

La Grèce reçoit de plus en plus de demandes d'asile : 13 583 demandes ont ainsi été déposées au cours des seuls cinq premiers mois de l'année 2016. Sur ce nombre, 677 demandes ont été acceptées. En 2015, année de tous les records en termes d'immigration en provenance du Moyen-Orient, 3 647 demandes avaient été acceptées par la Grèce ; soit trois fois plus qu'en 2014 et même seize fois plus qu'en 2013. La plupart des réfugiés tentant de gagner les îles grecques par la mer, depuis la Turquie, fuient la guerre et la pauvreté qui frappe la région.

Parmi eux, plus de la moitié des demandes d'asile déposées en Grèce proviennent de Syriens (7 032). Les Irakiens (1 248) et les Pakistanais (1 030) constituent les deuxième et troisième contingents à demander l'asile à Athènes. Mais depuis la fermeture des frontières européennes et l'accord conclu entre l'Union européenne et la Turquie, qui prévoit le renvoi des migrants qui ne demandent pas l'asile en Grèce, quelque 57 000 migrants sont encore bloqués dans le pays. Même si ces accords controversés ont fait fortement baisser les candidatures au départ, plus de 9 600 d'entre eux sont retenus sur les îles de la mer Egée. Et 468 migrants ont été renvoyés en Turquie à la date du 21 juillet.

La Grèce, débordée, appelle l'Europe à l'aide

Le nombre de demandeurs d'asile devrait encore augmenter dans les semaines à venir. En effet, les services grecs en charge de l'examen des dossiers d'asiles sont débordés, et n'ont pas réussi à traiter l'ensemble des demandes en cours. Une lenteur due au manque de personnel : alors que les pays européens s'étaient engagés à dépêcher des experts pour aider les autorités grecques à traiter cet afflux, ces derniers se font toujours attendre. « La Grèce continue de réclamer le renforcement de son service d'asile par des fonctionnaires européens, tout en se disant reconnaissante de l'aide de ceux qui sont déjà arrivés dans le pays », a ainsi déclaré le ministre chargé de l'immigration, Yannis Mouzalas. Un soutien européen qui serait plus que bienvenu, alors qu'à la mi-juillet, près de 10 000 demandes d'asile avaient été déposées sur les îles.


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