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La lente marche de l’Open Source dans l’administration européenne

jeudi, 4 août, 2016 - 11:50

Les administrations des pays européens se convertissent lentement aux bienfaits des logiciels libres. A l'instar de la Bulgarie, qui vient de voter une loi obligeant ses services administratifs et gouvernementaux à proposer des sites en Open Source.

 

A l'Est rien de nouveau ? Il semblerait bien, pourtant, qu'en matière de diffusion des logiciels Open Source, la Bulgarie montre l'exemple à ses voisins européens. Le parlement bulgare vient, en effet, d'adopter un amendement qui prévoit que tous les logiciels utilisés par le gouvernement et les administrations soient désormais Open Source. Entrée en vigueur le 1er juillet, cette disposition est une première en Europe. Concrètement, un logiciel open source signifie que son code n'appartient pas à une entreprise privée. Il peut donc être modifié et adapté si besoin.

Pour Bozhidar Bozhanov, informaticien devenu conseiller du vice-Premier ministre bulgare, « cela ne veut pas dire que tout le pays passe à Linux et LibreOffice, ni que le gouvernement demande à Microsoft ou à Oracle de donner le code source de leurs produits ». Mais « nos logiciels seront tous visibles et accessibles par tous. Après tout, ils sont payés par les contribuables, donc tous devraient être capables d'en profiter ». Une logique qui commence à peine à séduire en Europe. Ainsi, le ministère de la Défense italien devrait passer à la suite bureautique LibreOffice d'ici à 2020, pour une économie estimée entre 26 et 29 millions d'euros. En France, seule la gendarmerie nationale a adopté les logiciels libres. Le reste des administrations y sont simplement « encouragées » par la récente loi sur le numérique.

L'Open Source renforce la sécurité

Les logiciels libres ne se contentent pas de faire réaliser des économies aux administrations qui les adoptent. Ils renforcent également la sécurité des portails officiels. Les techniciens peuvent ainsi intervenir sur le code source en cas de faille. Ils permettent aussi des mises à jour plus flexibles, et surtout d'adapter leur utilisation aux besoins de l'administration.


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