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L’Europe va se poser sur Mars

mercredi, 19 octobre, 2016 - 11:46

Après l'échec d'une précédente mission, il s'agit pour l'Agence spatiale européenne de démontrer que les Américains ne sont pas les seuls à maîtriser la conquête martienne.

C'est aujourd'hui que l’atterrisseur expérimental Schiaparelli, développé par l'Agence spatiale européenne (ESA), doit se poser sur Mars. Prénommé d'après un astronome italien du 19e siècle, l'atterrisseur a surtout pour mission de démontrer que les Européens peuvent faire aussi bien que la Nasa. La dernière tentative européenne avait en effet échoué, lorsqu'en décembre 2003, l'atterrisseur Beagle 2 n'avait plus donné de nouvelles après sa séparation d'avec la sonde Mars Express.

Après le succès de l'expédition Rosetta, il s'agit donc pour l'ESA de confirmer les techniques d'approche et d'atterrissage, dans l'optique de futures missions vers Mars. La prochaine étape, ExoMars 2020, devrait emmener sur Mars un atterrisseur construit par les Russes et le premier rover de construction européenne, construit par Airbus Defense and Space.

Une durée de vie de quelques jours

La capsule de 2,40 mètres et de 300 kilos est équipée d'une station météorologique et devra relever, durant les quelques jours que durera sa mission, la pression, la vitesse du vent, ou encore la température qui règnent à la surface de la planète rouge. Les batteries de Schiaparelli n'étant pas rechargeables, l'espérance de vie du petit module sera limitée de deux à huit jours.

L'atterrisseur a été largué dans la nuit de dimanche à lundi, depuis la sonde Trace gas Orbiter (TGO). Il devrait rentrer dans l'atmosphère martienne à une vitesse de plus de 20 000 kilomètres/heure, et n'aura que six minutes pour ralentir avant de se poser sur la surface de Mars. Un atterrissage retransmis en direct depuis la Cité de l'Espace, à Toulouse.




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