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Démantèlement de la « jungle » de Calais : quel sort pour les mineurs isolés ?

mardi, 25 octobre, 2016 - 15:42

Alors que les opérations d'évacuation et de démantèlement du bidonville de Calais se poursuivent, le sort des mineurs isolés inquiètent les associations et divise au Royaume-Uni.

Après les premières évacuations des migrants de la « jungle » de Calais, intervenues hier en bus, et chiffrées par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à plus de 2 300, le camp a commencé à être démoli. Si les adultes sont répartis dans des centres d’accueil et d'orientation (CAO), disséminés à travers la France, les mineurs isolés, quant à eux « relèvent du droit à la protection de l'enfance », selon l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Et ne sont donc pas éligibles au placement en CAO.

Sur les 7 000 à 10 000 personnes vivant dans la jungle, les mineurs étaient près de 1 300 à devoir survivre au milieu des adultes, ce qui les rendait particulièrement vulnérables face aux violences, ou encore au risque de prostitution. Lors du précédent démantèlement, plus de cent d'entre eux avaient ainsi « disparu ». La situation de ces enfants et adolescents inquiète particulièrement les associations, qui dénoncent l'absence de « solution crédible » proposée à ces jeunes réfugiés.

Polémique au Royaume-Uni

Grâce aux procédures de regroupement familial, un grand nombre de ces mineurs a pu rejoindre l'Angleterre, où ils possèdent parfois des attaches familiales et dont ils parlent souvent la langue davantage que le français. Après avoir longtemps tergiversé, le Royaume-Uni a accéléré l'accueil de ces jeunes avant le démantèlement du bidonville de Calais. Un « devoir moral », selon Bernard Cazeneuve, mais qui ne plait pas à tout le monde outre-Manche.

Alors que 200 adolescents sont arrivés au Royaume-Uni la semaine dernière, une partie de la presse conservatrice, emmenée par le Sun et le Daily Mail, a déclenché une polémique sur l'accueil de ces mineurs isolés. Le gouvernement a même dû se prononcer – et logiquement refuser – la proposition d'un député consistant à relever les empreintes dentaires des jeunes migrants, afin de s'assurer de leur âge réel.

Selon l'association Help Refugees, hier en fin de journée, « 49 mineurs de 13 ans ou moins non accompagnés se (trouvaient) encore à Calais ».




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