Connexion

Syndicate content

Migrants : la Grèce s’en prend à l’Europe

mercredi, 9 novembre, 2016 - 11:46

Les autorités grecques dénoncent l'absence de soutien européen dans la mise en œuvre de l'accord UE-Turquie comme dans le plan de relocalisation des migrants au sein des Etats membres.

« En colère ». C'est ainsi qu'est présentée la Grèce par son ministre de l'Immigration, Yannis Mouzalas : « nous disons en colère à l'Europe qu'elle doit enfin respecter ses obligations », s'est-il emporté. En cause, le plan européen de relocalisation des migrants, arrivés en Grèce par la mer Egée. « Aujourd'hui, un an après le lancement de ce programme (les Etats membres de l'Union européenne) n'ont pris en charge que 5 000 réfugiés au départ de la Grèce, alors qu'il avaient promis d'en accueillir 33 000 » en 2016, et autant l'année suivante, a dénoncé le ministre grec.

Les autorités grecques ne mettent pourtant pas tous leurs partenaires dans le même sac, et rendent responsable du « sabotage » de ce plan de relocalisation les pays dits du groupe de Visegrad : la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque).

L'accord UE-Turquie en danger

Yannis Mouzalas a également dénoncé l'absence de soutien européen dans l'application de l'accord passé entre Ankara et Bruxelles, qui visait à couper la route migratoire qu'empruntent beaucoup de réfugiés, en tentant, au péril de leur vie, de traverser la mer Egée. Alors que l'UE devait fournir des personnels spécialisés dans le droit d'asile, afin de renvoyer en Turquie une partie des réfugiés, ces personnels se font encore attendre. « L'UE se doit de soutenir cet accord, ce n'est pas une question de solidarité avec la Grèce (mais) une obligation », a déclaré le ministre grec en charge de l'immigration.

Conséquence de ce manque de soutien européen, les migrants s'entassent sur les îles grecques, où les services nationaux sont débordés par l'affluence. Avec 120 à 150 arrivées par jour, ce sont pas moins de 16 000 personnes qui attendent sur les îles. En tout, quelque 65 000 réfugiés stationnent à l'heure actuelle sur le territoire grec.




Mots clés
,
Pays