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Abeilles : Greenpeace demande à l’Europe d’interdire les pesticides

jeudi, 12 janvier, 2017 - 15:37

Alors que la France a déjà prévu l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes d'ici à 2020, l'ONG Greenpeace a demandé, ce jeudi, à l'Union européenne (UE) d'interdire totalement ces substances, toxiques pour les insectes.

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« Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour que l'Union européenne interdise totalement ces pesticides ? », demande à haute voix Suzanne Dalle, chargée de campagne Agriculture pour Greenpeace. L'ONG de défense de l'environnement vient de publier un rapport dénonçant l'utilisation des pesticides néonicotinoïdes, utilisés pour enrober les semences agricoles.

Même à très faible dose, ces pesticides, dits « systémiques », circulent dans la plante traitée et influent sur le système nerveux des insectes. Les abeilles sont les premières victimes de ces substances chimiques, qui leur font perdre leur sens de l'orientation, leur faculté d'apprentissage ou encore leur capacité de reproduction. Ces « puissants neurotoxiques » se répandent également dans le pollen ou le feuillage des plantes non-traitées. « L'omniprésence et la persistance des néonicotinoïdes dans notre environnement, au-delà des terres agricoles, ne font plus aucun doute pour les scientifiques. On les retrouve dans les sols, les cours d'eau et les fleurs sauvages », dénonce l'ONG.

La France pour l'interdiction

Le rapport publié par Greenpeace confirme le risque de ces pesticides pour les abeilles, mais aussi pour les papillons et les insectes aquatiques. Potentiellement, c'est toute la chaîne alimentaire qui est impactée. Pour l'ONG, les risques « sont encore plus importants que ceux déjà identifiés en 2013 », année durant laquelle l'UE a restreint l'usage de trois de ces pesticides pour les cultures à fleur.

La France, quant à elle, a prévu une interdiction des pesticides néonicotinoïdes d'ici à 2018, avec des dérogations valables jusqu'en 2020. « Le gouvernement français doit continuer dans cette voie », conseille l'ONG, selon qui « cette nouvelle analyse apporte des éléments supplémentaires pour défendre une interdiction totale auprès de la Commission européenne ».




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