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Pologne : les soldats américains accueillis en héros

jeudi, 19 janvier, 2017 - 17:50

Quelques jours avant la passation de pouvoir à Washington, une brigade de soldats de l'Otan a pris position en Pologne. Objectif : montrer les muscles face à la Russie de Vladimir Poutine.

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C'est près de la frontière allemande, dans la ville polonaise de Zagan, qu'a eu lieu, la semaine dernière, la cérémonie d'accueil des soldats américains. Entre 3 500 et 4 000 militaires stationneront dans le pays, dans le cadre du renforcement de l'Organisation du traité de l'Atlantique (Otan) en Europe de l'Est.

« C'est un grand jour pour nous », a déclaré la première ministre polonaise, Beata Szydlo. Les soldats américains « sont les représentants de la meilleure, la plus puissante, la plus merveilleuse armée du monde. Leur présence en Pologne est une nouvelle étape dans la stratégie adoptée par mon gouvernement pour renforcer la sécurité de la Pologne et de notre région ».

De fait, la « Brigade de Fer », venue du Colorado, a vocation à être déployée, par rotations, dans six autres pays membres de l'Otan : la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie et les trois pays baltes. Une mission inscrite dans le cadre de l'opération « Atlantic Resolve », décidée par l'administration de Barack Obama en réaction à l'annexion de la Crimée par la Russie, en 2014.

Une « menace » pour la Russie

Du côté du Kremlin, on voit évidemment d'un mauvais œil ce déploiement des forces de l'Otan dans les anciens pays vassaux de la Russie soviétique. Les autorités russes ont qualifié l'entrée des soldats américains de « menace » pour leur pays.

Si aucun officiel présent lors de la cérémonie à Zagan n'a explicitement mentionné la Russie, cela n'a pas été le cas du ministre polonais de la Défense, qui a rappelé la guerre entre la Russie et la Géorgie en 2007, le conflit en Ukraine ou encore les « agressions cybernétiques et politiques » qui ont frappé, bien avant la campagne américaine, les pays baltes.

Reste à savoir quelle inflection donnera Donald Trump à l'Otan après sa prise de fonction. Durant la campagne, le candidat, qui ne cache pas sa volonté de rapprocher son pays de la Russie, avait martelé que les Etats-Unis n'avaient pas vocation à protéger des pays membres de l'Otan qui ne s'acquitaient pas d'un effort financier suffisant en direction de leur défense.




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