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Nucléaire : le Portugal porte plainte contre l’Espagne

mardi, 21 février, 2017 - 12:32

Le gouvernement portugais, qui accuse l'Espagne d'avoir décidé de stocker des déchets nucléaires à 100 kilomètres de sa frontière, a déposé plainte auprès de la Commission européenne.

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Une plainte qui « ne remet pas en cause les bonnes relations bilatérales entre le Portugal et l'Espagne ». Pourtant, la tension est manifeste. Lundi, le gouvernement portugais a déposé une plainte auprès de la Commission européenne contre son voisin ibérique, en l'accusant d'avoir décidé de stocker des déchets nucléaires à 100 kilomètres de sa frontière, et ce sans avoir préalablement évalué l'impact environnemental.

Le ministère des Affaires étrangères portugais explique que ce recours à l'arbitrage de Bruxelles est « normal quand il y a des interprétations divergentes de la législation communautaire ». La plainte est déposée pour « viol de législation européenne et rupture de loyauté entre Etats membres ». Dans le même temps, le Parlement portugais a condamné, à l'unanimité, les agissements de Madrid, accusé de « poursuivre une politique dangereuse et irresponsable ».

Vers une prolongation de la durée de vie de la centrale

Dans le viseur des Portugais, la centrale nucléaire d'Almaraz : il s'agit de la centrale la plus puissante d'Espagne, ses deux réacteurs produisant plus d'un quart (26%) de l'énergie nucléaire du pays. Officiellement, le Portugal s'inquiète de la décision de Madrid de construire un site de stockage de résidus nucléaires sur le site de la centrale.

Officieusement, l'inquiétude porte moins sur ces déchets que sur la durée de vie de la centrale d'Almaraz. Construite en 1983, elle devait originellement être exploitée jusqu'en 2020. Mais le gouvernement de Mariano Rajoy a décidé de porter sa durée de vie à 50, voire 60 ans. En cas de fuite nucléaire, les déchets radioactifs pourraient se déverser dans le Tage, qui borde la capitale portugaise, Lisbonne. « Je ne peux pas imaginer une seule seconde que la Commission européenne ne nous donne pas raison », a déclaré le ministre portugais de l'Environnement, Joao Matos Fernandes.




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