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Brexit : l’Ecosse demande un nouveau referendum sur son indépendance

lundi, 13 mars, 2017 - 15:17

Alors que la première ministre britannique, Theresa May, a déjà fort à faire avec les négociations sur le Brexit, voici que son homologue écossaise, Nicola Sturgeon, vient d'annoncer une nouvelle consultation sur l'indépendance de sa région.

Les cinq millions d’Ecossais pourraient avoir à choisir bientôt entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE). La première ministre du gouvernement régional d’Edimbourg vient en effet d’annoncer, ce lundi, sa volonté d’organiser un nouveau referendum sur l’indépendance de l’Ecosse. Celui-ci pourrait se tenir entre l’automne 2018 et le printemps 2019, si elle obtient l’approbation du parlement régional écossais.

« Le problème si on ne fait rien, a déclaré Nicola Sturgeon, c’est que lorsque les craintes (sur un hard Brexit) se matérialiseront, il sera trop tard pour que l’Ecosse choisisse une voie différente. Ce ne serait pas juste ». Or le temps presse, puisque le Parlement britannique examine aujourd’hui même la loi sur l’article 50 du traité de Lisbonne, qui donnera au Royaume-Uni l’autorisation formelle de notifier Bruxelles de son retrait de l’UE. Une sortie qui ne devrait pas intervenir avant mars 2019.

Plus de 6 Ecossais sur 10 ont voté contre le Brexit

Les Ecossais avaient déjà été appelés à se prononcer sur leur indépendance. C’était en septembre 2014 : 55% d’entre eux avaient choisi de rester dans le Royaume-Uni. Mais en juin 2016, 62% des Ecossais ont voté contre le Brexit, alors que les Britanniques se sont prononcés pour à 52%.

Nicola Sturgeon explique avoir cherché un compromis avec Theresa May, sans succès. « Je suis première ministre écossaise et je ne sais pas si l’article 50 va être invoqué demain, après-demain, la semaine prochaine ou la suivante, explique-t-elle. Cela en dit long sur la manière dont on est traité par le gouvernement britannique ».

Selon les derniers sondages, entre 48% et 50% des Ecossais seraient prêts à voter en faveur de l’indépendance de leur région. Restent deux obstacles de taille : Londres doit d’abord donner son autorisation pour qu’un referendum se tienne. Et l’Union européenne accepter d’intégrer une région « séparatiste ».


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