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Hongrie : MSF dénonce les violences contre les migrants

samedi, 18 mars, 2017 - 15:50

Alors que le premier ministre hongrois, Viktor Orban, vient d'annoncer la fin prochaine de la construction d'une nouvelle clôture anti-migrants, son pays est accusé par l'ONG Médecins sans frontières de brutaliser les migrants à la frontière.

Après avoir interrogé des « dizaines » de migrants tentant de passer clandestinement la frontière entre la Serbie et la Hongrie, protégée par une clôture barbelée, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) dresse un réquisitoire sévère sur les pratiques de la police hongroise.

« Il ne semble pas s’agir du dérapage d’un ou deux policiers mais de quelque chose de systématique, d’organisé, de routinier », dénonce Christopher Strokes, directeur général de MSF. Les migrants qui réussissent à passer en Hongrie « reçoivent une sorte de forfait d’accueil, si je peux dire cyniquement, de la police aux frontières qui paraît inclure coups et gaz lacrymogène », a encore déclaré M. Strokes, selon qui ces traitements visent à « décourager » les migrants. D’autres témoignages font état de migrants forcés d’être étendus sur le sol, sur lesquels les policiers hongrois « marchent et courent avec leurs bottes », selon l’ONG, qui accuse également les forces de police de priver les migrants de leurs chaussures et vêtements en plein hiver.

Bientôt une seconde clôture

Le gouvernement hongrois dément ces accusations. Le Parlement de Hongrie a même rétabli, cette semaine, la mise en détention systématique de tous les demandeurs d’asile présents dans le pays, une mesure qui avait été précédemment supprimée sous la pression de l’Union européenne et du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR).

Parallèlement, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a annoncé vendredi 17 mars qu’une seconde clôture visant à empêcher les migrants de passer depuis la Serbie sera terminée d’ici à la fin du mois de mai. Commencée en 2016, cette clôture de 10 kilomètres sera équipée de caméras et de capteurs de chaleur.


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