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Le président de l’Eurogroupe s’attire les foudres des pays d’Europe du Sud après ses propos polémiques

jeudi, 23 mars, 2017 - 10:26

Si l'interview de Jeroen Dijsselbloem a provoqué l'ire des responsables politiques italiens ou portugais, elle a été bien reçue par l'Allemagne.

Une interview qui pourrait bien être sa dernière. Le président de l’Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, a accordé un entretien à l’un des quotidiens allemands les plus lus, la Frankfurter Allgemeine Zeitung, au cours duquel il a tenu des propos particulièrement désobligeants à l’égard des pays du sud de l’Europe.

« Durant la crise de l’euro, les pays du nord ont montré de la solidarité avec les pays touchés par la crise. En tant que social-démocrate, je donne beaucoup d’importance à la solidarité. Mais vous avez aussi des obligations. Vous ne pouvez pas dépenser tout l’argent dans l’alcool et les femmes et ensuite demander de l’aide », a ainsi déclaré Jeroen Dijsselbloem au quotidien allemand.

Une volonté de sauver son poste ?

Des propos qui ont immédiatement provoqué la colère des habitants des pays du sud, relayée notamment sur les réseaux sociaux, et la condamnation unanime des dirigeants politiques. « Plus tôt il démissionnera, mieux ce sera », a ainsi déclaré l’ancien premier ministre italien Matteo Renzi. Un appel à la démission qu’a également fait sien le premier ministre du Portugal, Antonio Costa.

Selon les observateurs, Jeroen Dijsselbloem, dont le parti a été battu lors des dernières élections législatives organisées aux Pays-Bas, pourrait perdre son poste de ministre et donc la présidence de l’Eurogroupe. Sa pique à l’encontre des pays du sud de l’Europe serait une tentative de plaire au ministre allemand des Finances, le très rigoureux Wolfgang Schäuble. L’un de ses porte-parole a ainsi déclaré que le ministre « apprécie fortement le travail de M. Dijsselbloem en tant que président de l’Eurogroupe ».


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