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Royaume-Uni : le Labour accusé d’antisémitisme

vendredi, 7 avril, 2017 - 07:33

L'ancien maire de Londres Ken Livingstone a été une nouvelle fois suspendu du parti travailliste britannique pour avoir proféré des propos antisémites. Une sanction jugée trop légère par un certain nombre de dirigeants juifs.

Membre du Comité national exécutif du Labour, le parti travailliste britannique, l’ancien maire de Londres, Ken Livingstone, a affirmé l’année dernière qu’Adolf Hitler était sioniste « avant qu’il ne devienne fou et ne finisse par tuer six millions de juifs ». Il avait également déclaré que la politique nazie « avait eu pour effet de soutenir le sionisme ».

Des propos qui avait conduit sa formation politique à le suspendre provisoirement du Labour, et ce pour une durée d’un an. Mais en septembre dernier, Ken Livingstone avait réitéré ses propos, affirmant qu’il possédait « toute une liasse de documents et de papiers » prouvant ses déclarations. Le Conseil des députés des juifs britanniques avait alors demandé son expulsion du Labour.

Une décision « incompréhensible »

Qualifiant ses propos de « gravement préjudiciables » pour le parti, la commission du Labour chargée de décider de l’avenir de l’ancien maire de Londres a pourtant décidé, la semaine dernière, de le suspendre à nouveau pour une période d’un an.

Une décision qui a provoqué des remous. « C’est une trahison des valeurs de notre parti, a déclaré le Mouvement ouvrier juif. Un an de suspension permet une porte tournante pour les récidivistes ». « Cette décision renforce les antisémites réels et baissera le niveau de confiance de la communauté juive dans le traitement de l’antisémitisme », a affirmé la Community Security Trust. Le numéro 2 du parti travailliste, Tom Watson, a quant à lui dénoncé une décision « incompréhensible ».


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