Connexion

Syndicate content

L’Azerbaïdjan présente Polad Bülbüloglu pour la direction générale de l’UNESCO

mardi, 25 avril, 2017 - 13:31

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) est à la recherche d’un nouveau directeur général. A compter de Janvier 2018, l’organisme onusien basé à Paris changera de direction, au terme du second mandat (4 ans chacun) de la bulgare Irina Bokova.

Dans ce cadre, la République d’Azerbaïdjan a présenté son candidat : Polad Bülbüloglu (photo). Acteur, homme politique et diplomate, Bülbüloglu est devenu célèbre dans l’Union soviétique grâce à ses chansons pop-jazz très influencées par le folkloe azéri.

Polad Bülbüloglu a dirigé l’orchestre national de la République socialiste soviétique d’Azerbaïdjan (RSS) à partir de 1976, et de l’Orchestre National Philarmonique Azéri à partir de 1987. En 1988, il devient le ministre de la Culture de la République d’Azerbaïdjan, pour finalement être élu en tant que député au sein de l’Assemblée Nationale du pays en 1995.

La candidature de cet homme aux talents multiples a été officialisée lors d’un événement tenu au Centre Culturel azerbaïdjanais de Paris, à deux pas de la Tour Eiffel. Polad Bülbüloglu y a évoqué sa vision pour amener l’Unesco dans une nouvelle ère, et les défis qui l’attendaient pour y parvenir.

« Il n’y a pas de limites à ma foi en l’UNESCO et en la portée de ses travaux au bénéfice de l’humanité », a-t-il alors déclaré.

« Si vous choisissez de me faire confiance pour diriger cette organisation de renom, je m’engage à travailler de manière constructive et transparente avec toutes les parties prenantes – les Etats membres, les commissions nationales, le secteur privé, la société civile, les organisations non gouvernementales, la communauté scientifique, les membres d’innombrables associations de professionnelles et institutionnelles qui œuvrent sous l’égide de l’UNESCO, sans oublier nos nombreux partenaires au sein du système des Nations Unies, et bien sûr notre personnel exceptionnel, qui constitue l’une des grandes forces de notre organisation » .

A la question : laquelle de ses casquettes – artiste, gestionnaire ou diplomate – serait la plus importante s’il venait à prendre la tête de l’UNESCO ?, Polad Bülbüloglu a surpris en répondant : « la gestion de crise ».

Les éventuelles orientations de Polad Bülbüloglu à la tête de l’UNESCO

Polad Bülbüloglu pense que l’UNESCO se doit de renforcer son efficacité à tous les niveaux. Selon lui, c’est grâce à un engagement direct et un partenariat rapproché avec tous les Etats membres, au-delà des clivages politiques, grâce au travail acharné et une forte volonté, que la vision du monde portée par les idéaux fondamentaux de l’UNESCO peut devenir réalité.

« L’efficacité du travail de l’UNESCO doit être évaluée à la lumière d’un ensemble d’indicateurs normatifs mesurables », explique-t-il. « L’efficacité de chaque programme et de chaque projet doit être régulièrement évaluée et suivie. Cela permettra une utilisation plus efficace et rationnelle des ressources dont l’organisme dispose. »

« Mais notre principal indicateur doit demeurer le bien-être de chaque habitant de notre planète. Nous devons poursuivre nos efforts afin d’améliorer l’accès à l’éducation pour tous, préserver notre riche patrimoine, sauver l’environnement pour les générations futures, assurer l’accès universel à l’information, les avancées de la science et la technologie, et réaliser l’égalité des chances pour tous, sans distinction de race, d’origine ethnique, de religion et de sexe. Voilà comment nous renforcerons la paix dans l’esprit des hommes et des femmes ».

Après les discours sérieux, place à la performance de l’artiste qu’est aussi Polad Bülbüloglu. Il a, en effet, comblé les invités avec un numéro de piano jazz virtuose et des chansons qui ont fait son succès en ex-Union soviétique.

Il est difficile d’imaginer qu’un autre candidat au poste de directeur général de l’UNESCO dispose d’un éventail de compétences aussi large.


Réactions
Pays