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L’Europe douche les espoirs d’Emmanuel Macron

vendredi, 12 mai, 2017 - 08:37

Alors que le président élu a consacré sa première intervention post-élection à l'Europe, plusieurs dirigeants européens l'ont brutalement rappelé à la réalité : c'est l'Union européenne qui décide.

Il avait choisi le mardi 9 mai, jour anniversaire du discours de Robert Schuman et de la « fête de l’Europe », pour adresser son premier message officiel après son élection. Dans une vidéo publiée sur son compte Twitter, Emmanuel Macron a ainsi plaidé pour une relance de l’Union européenne (UE).

« Je ne serai pas un président assis. Je suis un président de la République française qui veut que l’Europe d’aujourd’hui et de demain puisse se remettre en marche, qu’elle soit digne des promesses d’hier pour porter les promesses de demain », promettait ainsi le nouveau président français. « Il ne s’agit pas de poursuivre une Europe de 1950 qui serait figée pour toute éternité. Si nous voulons être à la hauteur de cet anniversaire, de ce 9 mai 1950, nous devons refonder notre Europe, nous devons aller plus loin », poursuivait-il.

« Nous avons besoin d’une Europe conquérante sur les sujets climatiques, en matière de sécurité collective […] d’une Europe forte qui puisse parler aux Etats-Unis, à la Chine et à tant d’autres puissances », expliquait Emmanuel Macron, sans cependant mentionner le Brexit ou la crise des migrants. Et d’expliquer qu’il irait défendre ce projet « dès la semaine prochaine, une fois investi », auprès de la chancelière allemande Angela Merkel et des institutions européennes.

L’Europe impose ses directives à Emmanuel Macron

Du côté de Bruxelles, on a moyennement apprécié l’enthousiasme d’Emmanuel Macron. Sur le poste de ministre des Finances de la zone euro voulu par le candidat, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a été catégorique : « Il faut réfléchir à deux fois avant de se lancer comme un desperado dans cette jungle ». Quant au patriotisme européen suggéré par Emmanuel Macron, « l’UE ne peut tout simplement pas se le permettre », a répondu Jyrki Katainen, le vice-président de la Commission.

Quant à Angela Merkel, elle a rappelé Paris à ses obligations en termes de déficit public. Emmanuel Macron aurait pu rêver meilleur accueil…


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