Connexion

Syndicate content

Réforme du code du travail : pour l’UE, la France peut s’en passer

vendredi, 26 mai, 2017 - 07:30

Alors qu'Emmanuel Macron a fait de la réforme du code du travail sa priorité, l'Union européenne estime que la loi El Khomri va déjà assez loin.

Bruxelles a envoyé, cette semaine, ses traditionnelles « recommandations pays » aux vingt-huit gouvernements des Etats membres de l’Union européenne (UE). Sans surprise, les eurocrates demandent à Paris de ramener le déficit public de la France sous la barre des 3%.

Ils suggèrent également à Emmanuel Macron d’engager la « consolidation des mesures de réduction du coût du travail », c’est-à-dire de transformer le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse définitive des cotisations sociales pour les entreprises. Bruxelles demande enfin à la France de baisser l’impôt sur les sociétés. Autant de demandes qui, pour être clairement libérales, n’en sont pas moins anciennes de la part de l’Union européenne.

« La loi El Khomri est déjà un modèle pour l’Europe »

Pour la France, la surprise de ces « recommandations pays » est qu’elles ne mentionnent nulle part la nécessité de réformer le code du travail. Un haut fonctionnaire de la Commission européenne confie même que « la réforme portée par la loi El Khomri est déjà un modèle pour l’Europe ». Autrement dit, Bruxelles estime qu’il est inutile d’aller plus loin dans la casse du droit du travail.

Le silence de Bruxelles en dit long : si l’UE ne s’oppose pas au projet d’Emmanuel Macron, elle estime qu’il n’apportera rien à la croissance française ni à la compétitivité de ses entreprises.

En revanche, les instances européennes soulignent la nécessité « d’améliorer l’accès au marché du travail des demandeurs d’emplois, notamment les travailleurs les moins qualifiés, les immigrés ».


Mots clés
, ,
Réactions
Pays