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Merkel jette un froid entre les Etats-Unis et l’Europe

lundi, 29 mai, 2017 - 14:42

A la suite de la réunion du G7, qui se tenait ce weekend en Italie, la chancelière allemande a tenu des propos très critiques à l'encontre des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Angela Merkel a ainsi estimé que l'Europe ne pouvait plus compter sur Washington ni Londres.

« L’époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C’est mon expérience de ces derniers jours », a déclaré Angela Merkel, dimanche 29 mai, alors qu’elle tenait un meeting à Munich. « Nous, Européens, devons prendre notre destin en main, a-t-elle ajouté. Bien sûr en toute amitié avec les États-Unis d’Amérique, en amitié avec la Grande-Bretagne et en tant que bons voisins chaque fois que c’est possible avec d’autres pays, même avec la Russie ».

Si elle n’a pas cité directement Donald Trump, la chancelière allemande a semblé tourner la page de décennies de confiance entre l’Europe et les Etats-Unis. Angela Merkel s’exprimait au lendemain de la réunion du G7, qui se tenait en Italie, à Taormina. Sommet où les partenaires des Etats-Unis se sont heurtés aux positions du président américain sur l’Otan ou encore sur l’environnement, Donald Trump ayant toujours exprimé son opposition à l’Accord de Paris sur le climat.

Un objectif électoral ?

Si le quotidien américain New York Times a évoqué « un potentiel séisme politique dans les relations internationales », la fracassante déclaration d’Angela Merkel pourrait toutefois s’expliquer par l’imminence d’échéances électorales en Allemagne.

« Le fait qu’elle a prononcé ce discours à Munich plutôt qu’à Berlin incite (…) à le relativiser », analyse le politologue Jérôme Vaillant, cité par L’Express. Alors qu’elle mène campagne pour les élections législatives qui doivent se tenir en septembre, la chancelière a besoin de se rapprocher de l’Union chrétienne-sociale (CSU), qui a combattu sa politique en faveur de l’accueil des migrants. En mettant les questions de l’Europe et de la défense en avant, elle espère sans doute conforter la convergence entre ce parti et le sien, l’Union chrétienne-démocrate (CDU).


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