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L’UE prolonge de six mois les sanctions économiques contre la Russie

vendredi, 23 juin, 2017 - 10:04

Moscou, accusée par Bruxelles et Washington de soutenir les séparatistes pro-russes dans l'Est de l'Ukraine, nie toujours son implication dans un conflit larvé qui a fait, en trois, plus de 10 000 morts. 

« L’UE va prolonger les sanctions économiques contre la Russie parce qu’elle ne met pas suffisamment en oeuvres les accords de Minsk » a tweeté Donald Tusk, le président du Conseil européen, jeudi 22 juin. Ces sanctions, imposées par Bruxelles à Moscou à l’été 2014 pour son rôle présumé dans le conflit ukrainien, sont donc prolongées pour six mois, jusqu’en janvier 2018. Elles concernent les banques et les entreprises russes du secteur de la défense – soit quelque 150 personnalités.

Les chefs d’Etat et de gouvernement européens, réunis en sommet à Bruxelles, ont été informés par Emmanuel Macron et Angela Merkel de l’évolution sur le terrain de la guerre larvée que se livrent pro-russes – et forces armées russes – et Ukrainiens, dans l’est du pays. C’est la France et l’Allemagne qui avaient parrainé les Accords de Minsk II, en février 2015, censés faire respecter le cessez-le-feu du 5 septembre 2014.

Absents des pourparlers dans la capitale biélorusse, les Etats-Unis ont eux aussi annoncé, le 20 juin dernier, le renforcement des sanctions contre la Russie pour son soutien aux séparatistes. D’après le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, elles ont pour objectif de « maintenir la pression sur la Russie pour trouver une solution diplomatique » et resteront en place « jusqu’à ce que [Moscou] honore ses obligations des accords de Minsk. » 

10 000 morts en trois ans

Les affrontements dans le Donbass, loin d’être terminés, ont repris au printemps 2017, après avoir fait plus de 10 000 morts en trois ans. Moscou, qui nie être impliquée dans le conflit, est accusée par Bruxelles de soutenir plus ou moins directement les rebelles séparatistes ukrainiens, qui ont instauré des républiques autonomes dans les zones qu’ils contrôlent.

Un jeu du chat et de la souris qui s’éternise et qui empoisonne les relations diplomatiques entre la Russie et l’UE. D’un côté, les avoirs des personnes russes visées par les sanctions et détenus par des banques européennes sont gelés ; les premières se voient de plus refuser toute demande de visa pour l’UE. De l’autre, Moscou a instauré un embargo sur les importations agroalimentaires depuis l’UE qu’elle prolonge par périodes de six mois également.

Si chacun semble se scruter sans oser réellement pousser trop loin la menace ouverte, la Russie n’hésite pas à mettre la pression aux pays de l’Est de l’Europe, comme, récemment, en Lituanie. Un « mur » est en construction le long de la frontière avec Kaliningrad, alors que des forces russes se sont massées sur le territoire de l’enclave russe.


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