Connexion

Syndicate content

Ce que Jean-Claude Juncker a réellement dit dans son discours sur l’état de l’Union

jeudi, 14 septembre, 2017 - 07:48

Hier matin, le président de la Commission européenne s'est adressé, comme tous les ans, aux députés réunis au Parlement européen, pour son discours sur l'état de l'Union. Le pure player Politico.eu en a profité pour détricoter ses paroles, un peu trop teintées d'eau de rose à son goût.

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, s’est adressé hier matin aux parlementaires européens réunis à Strasbourg pendant un peu plus d’une heure. Ce discours sur « l’état de l’Union » devant le Parlement européen est prévu par le Traité de Lisbonne et directement inspiré du discours annuel sur l’état de l’Union aux Etats-Unis, au cours duquel le président américain donne sa vision politique et stratégique aux représentants du Congrès.

M. Juncker, alors que l’Union européenne (UE) fait face à une actualité brûlante sur de multiples sujets, était ainsi attendu sur les dossiers des réfugiés, des accords commerciaux – avec le Canada, le CETA, celui avec les Etats-Unis, le TAFTA, étant pour l’instant au point mort -, de la Turquie et, bien évidemment, du Brexit. Mais le président de la Commission européenne devait également, comme le veut la coutume, donner quelques pistes de réforme pour le futur de l’Europe.

Résultat : ceux qui espéraient de l’audace ont été déçus ; « ce discours de 70 minutes était le plus mesuré des trois discours annuels de Jean-Claude Juncker depuis qu’il est à la tête de la Commission » d’après Politico.eu. Celui-ci « a résisté à la tentation de regarder derrière et évité de partir dans des envolées spontanées, sa marque de fabrique lors des précédents discours sur l’état de l’Union ». A la place, il a donc exposé sa vision du futur, avec, semble-t-il, un fil rouge : celui de la coopération.

« Juncker a visé toutes les cibles attendues : le rebond de l’UE après le Brexit et une année 2016 marquée par le populisme ; des propositions pour une coopération militaire renforcée ainsi qu’une action concertée sur le marché de la défense ; la nécessité de reboucher le fossé entre l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest. » Mais pour le pure player, « au milieu de sa vision idyllique de la période post-Brexit se cachaient en réalité plein de sous-entendus subtiles. »

Petit florilège : 

Ce qu’il a dit : « J’ai vécu et travaillé pour le projet européen durant toute ma vie. »

Ce qu’il a voulu dire : Littéralement durant toute ma vie. Donc maintenant vous devez me croire.

Ce qu’il a dit : « Nous sommes en train de protéger plus efficacement que jamais les frontières extérieures de l’Europe. »

Ce qu’il a voulu dire : La frontière européenne n’est plus une panacée, des personnes se noient en masse au large de nos côtes.

Ce qu’il a dit : « L’Italie est en train de sauver l’honneur de l’Europe en Méditerranée. »

Ce qu’il a voulu dire : Si je n’avais pas ces fichus Polonais et Hongrois qui bazardent ma politique, je ferais plus pour soutenir l’Italie.


Réactions
Pays