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Contre la corruption, des milliers d’Ukrainiens dans la rue

mercredi, 18 octobre, 2017 - 16:57

Mardi, près de 5 000 Ukrainiens sont descendus dans les rues de la capitale, Kiev, menés par l'ancien président géorgien Mikheïl Saakachvili. Ils demandent l'entrée en vigueur de nouvelles mesures destinées à lutter contre la corruption, qui reste endémique dans le pays.

« Honte ! » C’est le cri qu’ont poussé près de 5 000 Ukrainiens, manifestant mardi 17 octobre devant le Parlement, à KIev. Menés par l’ancien président géorgien Mikheïl Saakachvil, les protestataires exigeaient des autorités pro-occidentales qu’elles redoublent d’efforts pour lutter contre la corruption.

Pour l’ancien président de Géorgie, qui est depuis devenu l’opposant n°1 au président ukrainien Petro Porochenko, ce dernier doit « quitter son poste ». « Tant qu’il y aura Porochenko, il n’y aura pas de lutte contre la corruption », a-t-il déclaré devant la foule, réunie devant le Parlement ukrainien. Les manifestants entendent camper devant l’édifice, réadaptant la stratégie qui avait permis le soulèvement du Maïdan et le renversement de l’ancien régime, allié de la Russie.

Aucune condamnation depuis la chute de l’ancien régime

Le soulèvement du Maïdan, en 2013-2014, avait précisément éclaté pour dénoncer la corruption des élites ukrainiennes. Si le gouvernement pro-occidental, issu de cette révolte, a bien tenté de mettre sur pied de nouvelles structures destinées à lutter contre la corruption, elles se heurtent à la passivité, voire à l’opposition de nombreux services de l’Etat. Ainsi, depuis le départ de l’ancien président pro-russe Viktor Ianoukovitch, aucune condamnation n’a été prononcée par la justice ukrainienne à l’encontre de hauts fonctionnaires ou personnalités politiques, et ce en dépit d’arrestations faisant la une des médias. Un statu quo reconnu par le propre président actuel, selon qui « l’immunité des élus est devenue depuis longtemps garantie d’impunité ».

Les affrontements ont fait au moins deux blessés parmi les manifestants et les policiers.


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